La France a besoin d’un Roi

Pute qui muse

« Petit musc, aujourd’hui cache ce nom ancien,
Respectable ruelle de notre beau Paris,
En fait tu n’étais qu’un repaire de catins,
Qui exhibaient leur corps pour en tirer profit.
Mais la métamorphose du nom originel[1],
N’annonçait-elle pas un changement profond ?
Celui qui pousse à croire qu’une sorte de bordel,
Est pouvoir légitime qui régit la Nation. »

Extrait de Mirages, recueil de poésie anonyme du XXIe siècle.


La France a besoin d’un Roi : c’est le titre de mon dernier livre, que je présenterai à l’église Saint Roch de Paris (cf. infra).

Mais avant toutes choses, je veux dire la raison principale qui m’a poussé à écrire ce livre. Au moment où tout s’accélère pour nous le faire oublier, j’ai voulu affirmer que le Christianisme avait marqué d’une manière indélébile notre pays, et que, dans la continuité d’un peu plus de vingt siècles d’histoire, je me plaçais dans cette chaîne d’union de français qui veulent pouvoir continuer à dire « nous n’avons pas d’autre Roi que Jésus Christ ! ». De là vient mon attachement à la royauté comme système de gouvernement. Comme je le montre dans ce livre, ce sont les rois qui ont réussi à faire la France, parce qu’ils ont toujours œuvré, comme Lieutenants du Christ, et dans la recherche du bien commun, autrement dit en veillant à demeurer toujours à l’écoute de leurs peuples. Dans l’exercice du pouvoir, comme dans son organisation, la royauté française sut toujours distinguer, sans les confondre ou les séparer, ces trois grandes réalités que sont Dieu, le pouvoir politique, et les peuples qui en dépendent. Lire la Suite →

OH QU’IL EST BEAU, OH QU’ELLE EST BELLE ! ILS SONT MASQUÉS !

À la manière d’Agénor Altaroche (1811-1884), en toute modestie, une suite de ses vers de 1838.

Honneur au texte originel :

« C’est le grand jour des mascarades
Le bon public prend ses ébats,
Et partout sur nos promenades
Il fait cortège au mardi gras.
Au froid, sur la dalle fangeuse,
Grippé, culbuté, suffoqué,
Il a pourtant mine joyeuse
Il est masqué… Lire la Suite →

Thermidor (19 juillet-17 août de l’ère vulgaire), ou la continuité du terrorisme républicain

Ce sont les journées des 8, 9 et 10 thermidor an II de la République qui ont vu le sinistre Robespierre et sa terreur démasqués dans son temple, la Convention nationale, par la logique même de la terreur républicaine (26,27 et 28 juillet 1794 de l’ère vulgaire). Ce sont les journées des 9, 10 et 11 thermidor an 228 de la République (27,28 et 29 juillet 2020 de l’ère vulgaire) qui ont poursuivi la marche en avant de l’élaboration de lois de destruction de l’humanité de l’homme, dans ce nouveau temple républicain qu’est l’Assemblée nationale, digne héritière de la Convention, l’assiduité des députés en moins. Et toujours par la logique de cette même terreur républicaine. En l’an II, la salle était pleine ou presque, en l’an 228, à moitié vide. Il est vrai que de nos jours, on n’y risque plus sa tête et que l’on peut bénéficier d’autres mondanités, peut-être moins compromettantes… L’avenir le dira !

Thermidor, nom poétique donné par Fabre d’Eglantine à l’un des mois d’été, le mois des chaleurs. Elles étaient présentes dans tous les esprits en l’an II, et le sont encore dans quelques discours en l’an 228. Mais en l’an II comme en 228, c’est toujours la terreur qui triomphe. En l’an II, on la fit changer de camp. Aujourd’hui on sait la maintenir là où elle fait effet, c’est à dire un peu partout. On n’arrête pas le progrès ! Lire la Suite →

L’injure faite à Marie

Au moment où se déroulent en France de nombreux pèlerinages en l’honneur de la Vierge Marie (je pense au M de Marie qui a commencé le 1er mai avec le départ de deux cortèges de Lourdes et de la Salette, le premier passant par Pontmain, le second par Paris, pour rejoindre Pellevoisin, traçant ainsi le M sur la France), en ces temps qui vont devenir de plus en plus difficiles pour les Français et qui vont pousser les catholiques, et aussi d’autres chrétiens à se tourner vers la Mère de Dieu, Reine de France par la décision du Roi Louis XIII et sa Patronne principale de par la volonté du Pape Pie XI, je ne puis m’empêcher d’exprimer ma tristesse en pensant au tort extrêmement grave fait à la piété mariale dans la nouvelle traduction du missel en langue française qu’on devrait nous proposer sous peu.

Déjà, dans le texte sorti en 1969, j’avais été surpris qu’on ait omis de traduire complètement le texte latin de Paul VI, et je me limite au cas du confiteor ainsi qu’à la personne de la Vierge Marie. Le Pape Paul VI proclamé Saint depuis le 14 octobre 2018 avait écrit en effet en latin « c’est pourquoi je supplie la Bienheureuse Marie toujours vierge… ». Lire la Suite →

Sous le signe de la pastèque

C’est sous le symbole de ce cucurbitacée que va se dérouler notre vie politique depuis les dernières élections municipales. Par honnêteté intellectuelle, et aussi pour me faire bien comprendre j’avais pensé à un autre titre, l’habit vert m’était venu à l’esprit, (en pensant à la pièce de théâtre de De Flers et De Caillavet en 1912), mais aussi l’idée d’y associer la robe rouge autre œuvre de théâtre (de Brieux en 1900). Mais il fallait envisager un long titre. Et c’est en écoutant Eric Zemmour parler je crois de l’ère de la pastèque à propos de ces dernières élections, que j’ai pris, si j’ose dire, sa balle au bond, un emprunt bien sûr, mais dont il a la paternité.

La presse a en effet parlé de vague verte pour illustrer la victoire des écologistes. Je pense cependant qu’il aurait été plus honnête d’attirer l’attention sur la victoire des abstentionnistes dans une élection pourtant très populaire, et ce à juste titre. Car je crois personnellement qu’on ne vote bien que pour quelqu’un qu’on connaît. Et les français s’intéressent à leur maire. Ils l’aiment ou ils le détestent, mais il ne leur est pas indifférent ! Lire la Suite →

Appel de l’au-delà du Général De Gaulle du 18 juin 2020

Les chefs qui depuis de nombreuses années sont à la tête du peuple français ont formé un énième gouvernement, en marche depuis trois ans. Ce gouvernement alléguant les différentes crises, et conscient de son incapacité à les résoudre, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat. Pire, il a commencé par mépriser l’armée en poussant un officier supérieur de grande valeur à la démission. Il a poursuivi sa marche vers l’abime en crachant sur les personnels soignants pour se glorifier par la suite de leur dévouement dans le traitement de la crise sanitaire. Aujourd’hui c’est sa propre police qu’il calomnie, en laissant planer sur elle l’accusation de racisme pour complaire à l’ennemi. Lire la Suite →

« Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, au Conseil d’Etat, ils seront apaisés. » (Évangile apocryphe)

Dans La Croix de ce mercredi 20 mai, le Père Dominique Greiner écrit un éditorial extrêmement dangereux dont, j’espère pour lui, qu’il n’a pas mesuré toutes les conséquences nuisibles. Suivant les méthodes journalistiques de ce monde, il commence déjà par son titre et les deux tiers de son propos, à venir au secours de la victoire, celle du triomphe en France du droit à la liberté de culte. Car n’en déplaise à certains, cette liberté est chère à une très grande majorité de catholiques, comme à l’ensemble des citoyens français. Elle signifie en réalité pour tous, la liberté de croire ou de ne pas croire, le libre choix entre la pratique religieuse et la non pratique. L’éditorialiste peut donc, sans craindre de perdre des lecteurs, aller dans le sens du vent majoritaire qui souffle aujourd’hui, fidèle d’ailleurs en cela à la tradition commerciale de son journal, qui lors de l’affaire Dreyfus, à partir de 1898, revendiqua le titre de journal « le plus antisémite de France », entraînant la grande majorité des catholiques dans le camps des anti dreyfusards. Ce fut une des causes de la séparation des églises et de l’Etat en 1905. Lire la Suite →

Homélie du 4e dimanche de Pâques (Jean 10, 1-10)

Le texte proposé pour le quatrième dimanche de Pâques fait suite au récit de la guérison de l’aveugle né. Je le précise car notre lectionnaire l’a fait à sa manière, en indiquant que  Jésus employa cette image pour s’adresser aux « pharisiens ». Et ce rappel est heureux. Car ce texte est mieux compris s’il est reçu comme la suite du passage concernant l’aveugle-né et comme la continuation du dialogue avec les pharisiens.

Quand Jésus parle donc, « d’entrer dans la bergerie en passant par la porte », il s’adresse à ceux qui viennent de l’accuser de les avoir traité d’aveugles, parce qu’ils avaient sciemment refusé de voir un signe du royaume de Dieu dans la guérison de l’aveugle né. Dans un premier temps Jésus avait récusé leur interprétation afin de leur montrer qu’ils demeuraient pécheurs, il ne pouvait en effet invoquer leur ignorance et moins encore une mauvaise manière d’interpréter l’Ecriture. Ils ont tout en main pour connaître Jésus et le reconnaître même comme Messie. Lire la Suite →

Abus de pouvoir

Le 11 mai va bientôt arriver. Ce sera en principe la fin du confinement, selon l’annonce qu’a faite le Président de la République. Ne devrait-elle pas coïncider avec la sortie du tunnel dont parlait le Pape François dans son homélie à Sainte Marthe ce vendredi 17 avril dernier lors de sa messe matinale, et dont la Conférence vient de se faire l’écho dans ses propositions au gouvernement ?

Nous devons jusqu’à cette date vivre une période intermédiaire, extrêmement dangereuse pour le bien des âmes et qui risque de placer l’Eglise dans un grand discrédit. Je veux m’intéresser tout particulièrement au sort des mourants et des personnes qui vivent l’épreuve du deuil.

Une distinction s’impose en tout premier lieu. Là où les églises sont demeurées ouvertes, les familles endeuillées ont manifesté leur reconnaissance d’avoir été accueillies et ont tout à fait compris la restreinte en nombre d’assistants, parce qu’on leur permettait de se recueillir, d’écouter la Parole de Dieu. Elles pouvaient ainsi dire dignement, au revoir à leurs défunts, dans l’église et en présence d’un prêtre auquel elles avaient pu parler auparavant. Ce fut pour beaucoup une consolation d’autant plus grande qu’on les avait empêchées d’assister leurs proches dans leurs derniers moments, et pire, dans certains cas, on n’avait pas accédé à leur demande de prêtres pour les derniers sacrements. L’administration hospitalière ou le médecin s’étaient en effet opposés à l’entrée du ministre sacré dans l’établissement. Lire la Suite →