Robespeillon … ou Léon Blum trahi par Vincent Peillon

La candidature de cet ancien ministre constitue en soi un événement apparemment secondaire de notre actualité. Il me servira néanmoins à présenter mon nouveau livre Il y a quelque chose de pourri au royaume de France qui vient de sortir aux Éditions Via Romana, préfacé par Monsieur Jean Tulard de l’Institut. Certains de mes lecteurs vont sans doute trouver que je fais beaucoup d’honneur à ce candidat aux primaires de la gauche, ancien ministre de l’éducation nationale. Je les comprends ! Aussi leur dois-je une explication. Ce que je vise, avant tout en lui c’est l’auteur de La Révolution française n’est pas terminée, livre sorti en 2008 ! C’est le socialiste qui se présente comme le penseur de son parti en n’arrêtant pas de dire que la République est incompatible avec l’Eglise catholique. C’est l’admirateur de Ferdinand Buisson et de Félix Pécaut, protestants libéraux devenus agnostiques voire athées (leurs lecteurs choisiront) puisque le premier alla jusqu’à présider vers 1922 un congrès de libres penseurs !

L’honnêteté historique m’oblige à dire que cela ne fit pas l’affaire de tout le protestantisme libéral. Voir en note[1] l’excellent écrit du professeur-pasteur André Gounelle sur l’échange entre le pasteur Charles Wagner et Buisson. Le premier appartient à une école théologique qui n’a jamais été la mienne, (le protestantisme libéral) mais que je respecte pour sa culture et son sens de l’action philanthropique. Buisson avait gardé lui aussi ce second souci ! Lire la Suite →

Du juif Süss au Vatican nazi

Vendredi 30 décembre, RMC nous « gratifiait » d’une émission sur la face cachée du Vatican. Je sais bien que la fin de l’année suscite sur les chaînes toutes sortes de grands bêtisiers ! Mais le sujet est trop grave pour faire entrer ce film de propagande dans cette catégorie et lui trouver ainsi quelque excuse ! D’où mon titre qui rappelle un chef d’œuvre de l’art diabolique de Goebbels en matière d’antisémitisme, dont les techniques ont été réutilisées pour salir l’Eglise catholique au travers des deux grands Papes de ce temps : Pie XI et Pie XII.

Pour le dernier, ce n’est pas nouveau. L’accusation de silence complice devant la Shoah remonte à Staline en 1945, reprise ensuite par des adversaires de l’Eglise et de Pie XII en particulier. Des catholiques ont fait partie de cette triste meute, dont François Mauriac qui commença à déverser sa bille dès 1950.

Je note maintenant que les « négationnistes » de la vérité du comportement catholique face au nazisme s’attaquent aussi à Pie XI ! Et j’en reviens à la technique de propagande calomnieuse : pour chaque sujet on mélange 10% de vrai à 90% de faux, ou l’on assène seulement un énorme mensonge. Lire la Suite →

Parole de la semaine – Solennité de Marie Mère de Dieu

Évangile de Jésus Christ selon Saint Luc 2, 16-21

Bien avant que le 1er janvier ne devienne le premier jour de l’année, l’Eglise de Rome rendait hommage à Marie dans l’Octave de la Nativité. Ainsi la liturgie manifestait elle le lien indestructible qui existe entre le miracle de Noël et la bienheureuse Vierge Marie, ce qui n’occultait pas la circoncision de notre Seigneur et l’imposition de son nom. Tous ces actes sont liés à l’Incarnation, signe d’abaissement de Dieu pour le relèvement de l’homme. On peut donc comprendre Noël et tous les mystères qui s’y rattachent comme une véritable prophétie de Pâques.

La liturgie est à la fois adoration et enseignement. Le rapprochement de certaines fêtes ou solennités n’est donc pas insignifiant.

Assez tôt les premiers chrétiens se sont querellés sur la personne du Christ et cela dura plusieurs siècles pour que l’Eglise puisse préciser la doctrine du Christ à savoir comment Jésus pouvait être et vrai Dieu et vrai homme, autrement dit être véritablement notre médiateur et nous sauver, Lire la Suite →

Sous le soleil de Médée

L’obsession de la libération des femmes par la vertu de l’avortement qui semble bien habiter l’esprit des ces « Drôles de Dames », ministres d’un régime qu’on espère finissant, m’oblige à chercher au delà du « rationnel » les motifs de leur attitude ! François Mitterrand qualifiait le gouvernement du général de Gaulle de « coup d’état permanent », on pourrait donner à celui auquel ces ministres participent celui de « transgression permanente » ! Avec en prime une émulation constante fournie par le président dont le chef d’œuvre sera sans doute l’ouvrage des deux journalistes du journal Le Monde, mais le quinquennat n’est point terminé ! Notre président est un homme de ressources… Peut être alors que le tandem Touraine-Rossignol veut faire mieux, avec l’aide de Madame le député Coutelle. Car si la loi du délit d’entrave à l’avortement est liberticide et porte gravement atteinte au respect de la liberté de conscience, elle a été présentée sur le plan médiatique par « les perroquets et autres plumitifs stipendiés » d’une manière que les plus sombres maîtres des propagandes totalitaires n’auraient pas reniée. Lire la Suite →

Parole de la semaine – 2e dimanche de l’Avent

Pour ce 2e dimanche de l’Avent, l’Eglise nous invite à méditer sur Matthieu 3, 1-12, l’entrée « en scène » de Jean Baptiste et la prédication de la repentance. Disons tout de suite que ce dernier mot est piégé aujourd’hui ! On ne l’emploie plus beaucoup dans son vrai sens spirituel ! Il sert plutôt « d’enseigne » à des cérémonies d’autoflagellation où un certain masochisme catholique trouve son compte, pour la plus grande joie du sadisme anti-catholique qui va « crescendo « . Aussi, pour mieux comprendre le message du Précurseur et par la même retrouver la vraie pénitence chrétienne, faut-il en revenir à l’expression de conversion – retour de l’Ancien Testament. Voici la fin de l’homélie:

Le maître-mot de la prédication de Jean est « convertissez-vous » qu’il faut comprendre dans un sens beaucoup plus fort que le changement de mentalité suggéré par le mot grec.

Comme le prophète Jérémie, Jean demande en effet un changement radical de direction, un retour inconditionnel à Dieu pour accueillir le rameau qui sortira de Jessé, Père de David, le Messie remplis des sept dons du Saint Esprit comme le rappelle notre première lecture de ce jour que l’Eglise a fort justement placée en lien avec ce texte Evangélique, tout comme le psaume qui appartient à la catégorie des psaumes royaux c’est à dire d’intronisation du Roi. Lire la Suite →

Au secours, Jésus revient !

Au risque de surprendre, je suis reconnaissant au journal Libération d’avoir fait « la une » avec ce cri d’alarme : « Au secours, Jésus revient ! » illustré par un chapelet. Il faut en effet toujours « positiver » et se dire que beaucoup de lecteurs de ce journal n’ont peut-être jamais vu cet objet de piété de leur vie et à quelques jours du 1er dimanche de l’Avent ne songent pas au sens de la venue de Jésus. Et bien, voilà qui est fait, une partie de la gauche française est atteinte par une petite lueur d’Evangile, ce qui, en ces temps d’obscurité n’est pas rien ! Mais cela ne doit pas masquer la réalité recouverte par un tel titre : une explosion de haine à l’égard du Christianisme et du catholicisme en particulier ! Le motif de cette attaque est à la fois simple et terrible : François Fillon, sans remettre en cause la loi Veil, a osé dire qu’à titre personnel il était contre l’avortement ! Pire aux yeux de ces « bien pensants », il a promis de ne pas accorder l’adoption plénière aux couples de même sexe, dans sa réécriture de la Loi Taubira. Alors il sent la sacristie, il est acoquiné avec les intégristes, les milieux d’extrême droite, Poutine ! Il ne manque plus que le Klu Klux Klan !

Une première leçon doit être tirée : Lire la Suite →

Parole de la semaine – 1er dimanche de l’Avent

Le judaïsme ancien, même s’il comportait différentes conceptions du Messie, n’en envisageait pas moins qu’une seule venue, et pensait que son Royaume serait établi sans conteste et d’une manière visible pour le peuple juif et toutes les autres nations.

Il fallait être vigilant et prêt à voir paraître la sainteté divine, lumière séparatrice entre ceux qui attendent Dieu et ceux qui s’en moquent.

Si l’on réfléchit bien, l’Evangile de ce jour reflète bien cette attente d’une manière même assez sévère, éloignée du sentimentalisme actuel du discours chrétien. J’ai le souvenir d’un vieux prêtre, au demeurant homme charmant et dévoué, victime encore à son âge assez avancé de l’attente du Jésus copain ou camarade des années 1968, qui regrettait que le vert ne soit pas la couleur de l’Avent. Vert espérance bien sûr alors que nous utilisons le violet pénitence, qui selon lui ne convenait pas. Notre Evangile va résolument, lui, dans le sens du violet avec son évocation du déluge. Lire la Suite →