Self-service au Vatican ???

Oui, il en existe un, très simple et très bon en matière de nourriture dans la maison Sainte Marthe. Mais, tout comme le Saint Père qui s’y restaure, en compagnie d’autres personnes, on n’y fait que choisir des plats et des boissons ! Rien n’est prévu pour les doctrines, les règles liturgiques, tout ce qui concerne la vie spirituelle de l’Eglise ! Dans ce domaine, on ne choisit pas. Et cela pour une raison très simple, la constitution hiérarchique de l’Eglise est de droit divin, fondée sur l’Ecriture Sainte et la Tradition. A la tête de cette Église se trouve le Successeur de Pierre, Vicaire du Christ, dont l’autorité spirituelle est supérieure aux conciles et infaillible dans son exercice de maintien de l’unité de la foi et de jugement sur les mœurs, telle que définie dans la Constitution dogmatique Pastor aeternus du Concile Vatican I (1870). Je ne veux pas entrer dans les discussions de « degré » d’autorité de la parole du Pape ! Qu’on me fasse la grâce, même si je suis un ancien luthérien, de m’accorder quelque connaissance entre la différence qu’il faut faire entre une réponse du Pape à un journaliste, une exhortation apostolique qui ne fait que résumer une suite de réunions qu’il a présidées, et une encyclique qui exprime sa pensée comme successeur de Pierre et qui engage le Magistère ! Lire la Suite →

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En ce 30e dimanche du temps ordinaire, l’Eglise nous invite à méditer sur Matthieu 22, 34-40. La question posée à Jésus sur le grand commandement nous donne une réponse très actuelle sur ce qu’est un Dieu miséricordieux ! Sa reconnaissance a pour conséquence directe l’amour du prochain, considéré comme “semblable“ en importance à l’amour de Dieu ! Mais semblable ne veut pas dire identique. La rencontre miséricordieuse avec le prochain ne saurait remplacer la communion eucharistique, et d’une manière plus générale l’activisme chrétien, même charitable, la vie sacramentelle. Ces errements qui connurent un certain succès dans les années 1968, ne sont pas tout à fait éteints aujourd’hui… ! Voici la fin de l’homélie :

Il nous reste maintenant et en guise de conclusion à préciser la nature de la similitude entre les deux commandements du sommaire de la loi.

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Der Puff

On me pardonnera de commencer mon article par un mot allemand ! Il s’agit d’éviter que des esprits prudes, telle l’Arsinoé de Molière, arrêtent immédiatement leur lecture, de rappeler l’importance de l’amitié franco-allemande en Europe mais aussi de souligner l’utilisation qu’en a fait, en français certes, notre Président de la République au moment où nous commémorons les cinq cents ans de la Réforme luthérienne (31 octobre 1517).

Ce terme de « Puff » en effet avait été utilisé par Martin Luther pour commenter le célèbre passage de l’évangile selon Saint Matthieu (Matthieu 15, 21-28), qui relate l’obstination de la femme cananéenne devant l’impassibilité feinte de Jésus. La qualifiant « de jeu sérieux », Luther poursuit : « c’est un véritable bordel (Puff) pour la foi quand Dieu se montre autrement que quand il se laisse prêcher. Grâce et Évangile sont prêchés et maintenant il se montre comme un ennemi. Cela implique un grand art que de laisser Dieu être véridique. »[1] Lire la Suite →

Annonce offices – Saint Michel

Le vendredi 29 septembre 2017, je célébrerai les vêpres de la Saint Michel en l’église Saint Roch, 296 rue Saint Honoré 75001 Paris, à 17h45, suivies de la messe en l’honneur de l’Archange Protecteur de la France à 18h30. Comme au Sacré Coeur de Montmartre, le chœur grégorien de Paris participera à la direction de la liturgie. Nous pourrons nous retrouver ensuite dans les locaux de la paroisse pour un moment d’échange fraternel, comme nous avons pu le faire en juin à Montmartre ! Nous qui voulons nous placer sous la protection du Sacré Coeur de Jésus pour en faire bénéficier notre pays, ayons à coeur de célébrer la Saint Michel, force angélique suprême, garde particulière de la France, que sût percevoir Jeanne d’Arc, patronne secondaire de notre patrie après la Vierge Marie.

La Franche-Niaiserie Universelle, obédience mixte interreligieuse et multiculturelle

Au moment où les francs-maçons de différentes obédiences célèbrent les 300 ans de la fondation de la Grande Loge de Londres en 1717, je m’étonne que les milieux catholiques, d’habitude si friands de ces « diableries », ne disent mot de cette obédience mixte interreligieuse et multiculturelle qu’est la Franche-Niaiserie Universelle, pourtant bien active dans notre pays en particulier. Il est vrai que sa date de fondation est discutée et incertaine. Je n’entrerai donc pas dans cette polémique.

Pourquoi alors en parler aujourd’hui, alors que, contrairement à la maçonnerie qui se réclame de 1717, elle n’a jamais fait l’objet d’aucune condamnation du Magistère romain, que de nombreux catholiques, hommes et femmes, laïcs et clercs, en font partie et, mieux encore, son journal qui s’appelle « Le Gibet » est envoyé dans pratiquement toutes les paroisses ? Il soutient la doctrine catholique comme la corde le fait avec le pendu ! L’actuelle Grande Maîtresse serait très connue de notre « bonne presse » pour avoir écrit sous pseudonyme les réflexions d’un prêtre, et sous son nom un livre intitulé, je cite de mémoire, Les deux pieds, les deux mains dans le baptistère, le tout ayant eu un fort succès grâce à l’aide des « Chevaliers du Grand Bayard », haut grade de cette société secrète ! Lire la Suite →

Parole de la semaine – 24e dimanche du temps ordinaire

Pour ce 24e dimanche du temps ordinaire, l’Eglise nous invite à méditer sur Matthieu 18, 21-35. Comme dimanche dernier Il y est question du pardon. A partir d’une question de Pierre, Jésus ordonne à ses disciples de toujours pardonner et illustre son propos par la célèbre parabole du serviteur impitoyable. Tout le texte vise le comportement du croyant comme personne privée et non les structures de la société. Cette dernière doit en effet par sa police et sa justice user de la force contre les « méchants » , et cela contribue d’ailleurs à aider au pardon ceux qui ont été leurs victimes. Mais l’essentiel, pour tous, pécheurs honnêtes ou scandaleux, c’est d’avoir conscience qu’ils ne pourront jamais rembourser leur dette envers Dieu, ce que ne comprend pas le serviteur de la parabole. Voici la conclusion de l’homélie :

Et la parabole va illustrer par le même procédé d’exagération, mode oriental d’enseignement je l’ai déjà dit, mais qui ici dépasse la manière pédagogique pour exprimer ce qui est au centre même du mystère du salut : l’immense miséricorde de Dieu mise en lumière par l’énormité du péché de l’homme, montrant ainsi d’une manière ô combien magistrale qu’on ne peut pas parler de l’un sans l’autre. Lire la Suite →

« Mort à crédit »

Ce titre d’un roman de Céline s’impose de plus en plus à mon esprit quand je réfléchis au comportement de la plupart des européens et de leurs « clercs » (comme le comprenait Benda dans son livre de 1927, La trahison des clercs) devant le péril que leur fait courir l’islam. Ce livre paru en 1936, et qui fit scandale, faisait suite à Voyage au bout de la nuit qui en 1932 connut un immense succès. Ce ne fut pas le cas de Mort à crédit, qui bien que n’étant pas la suite du premier en constituait pourtant la clé d’interprétation. Les personnages sont à peu près tous de pauvres minables, s’étourdissant dans une vie médiocre pleine de ces illusions euphorisantes que distille toujours un temps qui semble faire crédit. Mais au bout du chemin, et quelquefois même en son cours, on trouve la mort ! Et chez Céline, elle n’apparaît jamais parée, son surgissement relève soit du sordide, soit du suicide ou de l’assassinat. En attendant, les protagonistes paient les intérêts du crédit que la mort offre généreusement aux sots qui sont ses clients… et ils sont légion !

Ce n’est pas la première fois depuis maintenant plusieurs années que l’Europe se trouve confrontée à une puissance de mort qui offre largement son crédit. L’exemple de ce qui n’était pas encore la France, mais la Gaule à la fin de l’empire romain est à cet égard bien parlant ! Quand on y fut forcé d’accueillir ces migrants qu’étaient les barbares, païens ou ariens (chrétiens hérétiques niant la divinité du Christ) les religieux chrétiens n’ouvrirent pas à leur intention des centres de formation païens pour leur vanter les charmes de Wotan ou les délices du Walhalla. Lire la Suite →