Sous le soleil de Médée

L’obsession de la libération des femmes par la vertu de l’avortement qui semble bien habiter l’esprit des ces « Drôles de Dames », ministres d’un régime qu’on espère finissant, m’oblige à chercher au delà du « rationnel » les motifs de leur attitude ! François Mitterrand qualifiait le gouvernement du général de Gaulle de « coup d’état permanent », on pourrait donner à celui auquel ces ministres participent celui de « transgression permanente » ! Avec en prime une émulation constante fournie par le président dont le chef d’œuvre sera sans doute l’ouvrage des deux journalistes du journal Le Monde, mais le quinquennat n’est point terminé ! Notre président est un homme de ressources… Peut être alors que le tandem Touraine-Rossignol veut faire mieux, avec l’aide de Madame le député Coutelle. Car si la loi du délit d’entrave à l’avortement est liberticide et porte gravement atteinte au respect de la liberté de conscience, elle a été présentée sur le plan médiatique par « les perroquets et autres plumitifs stipendiés » d’une manière que les plus sombres maîtres des propagandes totalitaires n’auraient pas reniée. Lire la Suite →

Parole de la semaine – 2e dimanche de l’Avent

Pour ce 2e dimanche de l’Avent, l’Eglise nous invite à méditer sur Matthieu 3, 1-12, l’entrée « en scène » de Jean Baptiste et la prédication de la repentance. Disons tout de suite que ce dernier mot est piégé aujourd’hui ! On ne l’emploie plus beaucoup dans son vrai sens spirituel ! Il sert plutôt « d’enseigne » à des cérémonies d’autoflagellation où un certain masochisme catholique trouve son compte, pour la plus grande joie du sadisme anti-catholique qui va « crescendo « . Aussi, pour mieux comprendre le message du Précurseur et par la même retrouver la vraie pénitence chrétienne, faut-il en revenir à l’expression de conversion – retour de l’Ancien Testament. Voici la fin de l’homélie:

Le maître-mot de la prédication de Jean est « convertissez-vous » qu’il faut comprendre dans un sens beaucoup plus fort que le changement de mentalité suggéré par le mot grec.

Comme le prophète Jérémie, Jean demande en effet un changement radical de direction, un retour inconditionnel à Dieu pour accueillir le rameau qui sortira de Jessé, Père de David, le Messie remplis des sept dons du Saint Esprit comme le rappelle notre première lecture de ce jour que l’Eglise a fort justement placée en lien avec ce texte Evangélique, tout comme le psaume qui appartient à la catégorie des psaumes royaux c’est à dire d’intronisation du Roi. Lire la Suite →

Au secours, Jésus revient !

Au risque de surprendre, je suis reconnaissant au journal Libération d’avoir fait « la une » avec ce cri d’alarme : « Au secours, Jésus revient ! » illustré par un chapelet. Il faut en effet toujours « positiver » et se dire que beaucoup de lecteurs de ce journal n’ont peut-être jamais vu cet objet de piété de leur vie et à quelques jours du 1er dimanche de l’Avent ne songent pas au sens de la venue de Jésus. Et bien, voilà qui est fait, une partie de la gauche française est atteinte par une petite lueur d’Evangile, ce qui, en ces temps d’obscurité n’est pas rien ! Mais cela ne doit pas masquer la réalité recouverte par un tel titre : une explosion de haine à l’égard du Christianisme et du catholicisme en particulier ! Le motif de cette attaque est à la fois simple et terrible : François Fillon, sans remettre en cause la loi Veil, a osé dire qu’à titre personnel il était contre l’avortement ! Pire aux yeux de ces « bien pensants », il a promis de ne pas accorder l’adoption plénière aux couples de même sexe, dans sa réécriture de la Loi Taubira. Alors il sent la sacristie, il est acoquiné avec les intégristes, les milieux d’extrême droite, Poutine ! Il ne manque plus que le Klu Klux Klan !

Une première leçon doit être tirée : Lire la Suite →

Parole de la semaine – 1er dimanche de l’Avent

Le judaïsme ancien, même s’il comportait différentes conceptions du Messie, n’en envisageait pas moins qu’une seule venue, et pensait que son Royaume serait établi sans conteste et d’une manière visible pour le peuple juif et toutes les autres nations.

Il fallait être vigilant et prêt à voir paraître la sainteté divine, lumière séparatrice entre ceux qui attendent Dieu et ceux qui s’en moquent.

Si l’on réfléchit bien, l’Evangile de ce jour reflète bien cette attente d’une manière même assez sévère, éloignée du sentimentalisme actuel du discours chrétien. J’ai le souvenir d’un vieux prêtre, au demeurant homme charmant et dévoué, victime encore à son âge assez avancé de l’attente du Jésus copain ou camarade des années 1968, qui regrettait que le vert ne soit pas la couleur de l’Avent. Vert espérance bien sûr alors que nous utilisons le violet pénitence, qui selon lui ne convenait pas. Notre Evangile va résolument, lui, dans le sens du violet avec son évocation du déluge. Lire la Suite →

Parole de la semaine – 34e dimanche du temps ordinaire

En cette fête du Christ Roi, l’Eglise nous invite à méditer Luc 23, 25-43, scène de la crucifixion où, (seulement) dans cet évangile, intervient celui qu’on appelle « le bon larron » pour confesser la royauté du Christ. Il mourra après son Roi ! Et encore, parce que les soldats romains lui briseront les jambes pour hâter son agonie. Cette fête marque aussi la fin de l’année de la miséricorde voulue par le Pape François. Quand on considère enfin, ce qui arrive aux chrétiens depuis un bon moment, l’anéantissement physique au Proche-Orient et ailleurs, l’anéantissement par la lâcheté dans les anciennes terres de chrétienté, l’urgence de la prise au sérieux de de tout ce que signifie le règne du Christ est une évidence pour qui veut témoigner de l’Evangile et ne pas trahir. L’encyclique (« Quas primas ») du Pape Pie XI qui institua cette fête en 1925 est plus jamais actuelle. Les gens de notre génération sont tous des larrons pour avoir accepté la laïcité qui n’était en fait qu’un acte de décès programmé du Christianisme ! Crucifiés aujourd’hui de différentes manières, les chrétiens doivent se dépêcher  de se convertir et de devenir des bons larrons. Qu’ils en appellent au règne du Christ, pas seulement pour l’au-delà mais pour son commencement, dès maintenant, parmi nous. Ce qui implique en priorité que le catholicisme redevienne la religion de la majorité des français et de l’Europe occidentale, pour commencer…

Mais revenons encore à notre bon larron. Il est certes entré par la porte étroite, je l’évoquais dans une précédente homélie[1].

Il a surmonté la souffrance, les injures des autres, les accusations de son propre cœur car c’était un grand pécheur et sans doute un criminel, pour quêter un humble souvenir de la part de Jésus. Lire la Suite →

Le canard à l’orange n’a pas été scalpé !

Ainsi Donald a échappé aux augures et autres auspices qui, jusqu’à ce 9 novembre ont pu se regarder sans rire ! Ces derniers d’ailleurs continuent à disserter sur le candidat élu, avec plus ou moins de pudeur, audimat et salaires obligent ! Et puis le ridicule ne tue plus en France, une des raisons sans doute de l’allongement de la vie humaine ! Donald va donc retrouver Daisy et ses neveux ! Il n’a pas besoin de l’oncle Picsou, contrairement à ses « semblables » français ! Grande liberté pour lui, et sans doute une des raisons de sa victoire ! Il a gagné sur les « bien pensants « , qu’il a souvent subventionnés, rien que de très normal. Un bon homme d’affaire sait ce qu’il achète, mais le moment venu, il met au rebut ce qui est usé ! Quand à ceux qui devraient se contenter d’informer au mieux, mais qui trouvent préférable et plus profitable de faire l’opinion, les médias, les voilà pris la main dans la pochette-surprise des mensonges. Désormais personne ne pourra empêcher de penser à « sonder » ceux qui « sondent » et à leur demander des comptes sur leur véritable identité politique. La crinière orangée de Donald est donc sauve ! En entrant à la Maison Blanche, elle se clarifiera ! Elle surprendra même ! Lire la Suite →

Parole de la semaine – 33e dimanche du temps ordinaire

Pour ce 33e dimanche du temps ordinaire, avant dernier dimanche de l’année liturgique, l’Eglise nous invite à méditer sur les fins dernières en Luc 21, 5-19. Des considérations sur la beauté du Temple de Jérusalem, construit par Hérode le Grand, constituent l’introduction de notre passage. C’est en fait une réflexion sur la mégalomanie des politiques de ce temps qui s’accomplissaient dans la construction d’édifices, principalement sacrés ! Tout cela est voué à la destruction dans la perspective de l’avènement du Royaume de Dieu ! Outre la vanité des constructions de ce monde et de ceux qui les inspirent, ce texte est capital pour annoncer la singularité de la nouvelle alliance :

Ainsi la destruction du temple d’Hérode se révèlera comme étant la fin d’un monde et non la fin du monde. Luc le sait bien, il écrit après 70, et Jésus dit bien dans son discours : « Il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin. » (Fin du verset 9). « Ce ne sera pas encore la fin » avait écrit saint Marc avant 70 (Mc 13, fin du verset 7)[1]. Lire la Suite →