Chassez le pokemon…

Eh bien non ! Il ne reviendra pas au galop, car c’est une image virtuelle, une fiction ! Il n’a rien de naturel ! Mais il occupe et même préoccupe un nombre croissant de nos concitoyens, au point de les faire mettre leur vie, voire leur honneur en danger, en traversant inconsidérément les routes, et en leur faisant oublier les espaces sacrés, l’ossuaire de Douaumont, recouvert de croix, mais plein de pokemon, malheureusement pour lui ! On « chasse » sur les tombes ! Mais n’a-t-on pas récemment couru dessus pour commémorer la bataille de Verdun, en présence du Chef de l’Etat, et avec son assentiment ?

Et qui sait s’il n’y a pas des pokemon ailleurs ? Notre Dame de Paris très probablement, ou le Sacré Cœur et ses jardins de la butte, lieux de chasse bucoliques et catholiques ! Je parierai fort, en revanche, que ces « virtualités » ne se trouvassent point à l’Elysée, à la Grande Synagogue ou à la Grande Mosquée ! La garde « sentinelle » veille ! Et le distributeur de ces étranges créatures est prudent. Il distrait les français et on doit lui en savoir gré ! Aussi n’ira-t’il pas mettre dans l’embarras des magistrats, et plus précisément la minorité d’entre eux qui appartient au syndicat de la magistrature ou subit son influence ! Tant que la chasse s’exercera en « terres catholiques », et à Douaumont il y a quelque 16500 croix, la relaxe judiciaire est assurée ! Lire la Suite →

Maintenant, ça suffit !

Dans la suite des martyrs chrétiens d’Orient, victimes des islamistes, un prêtre français, Jacques Hamel, 84 ans, vient de prendre sa palme ce matin en célébrant la messe ! Mes pensées et ma prière vont d’abord vers lui et sa famille, comme aussi vers les paroissiens de cette communauté dont l’un d’entre eux a été grièvement blessé ! Comme prévu par beaucoup de catholiques de ce pays, le moment est venu de participer aux souffrances de nos frères de terres d’Islam que nous avons abandonnés. Le silence devant la barbarie a rajouté à notre honte le sang ! Et c’est pour qu’il n’en coule pas plus que j’écris ces lignes !

J’incrimine l’islam et non tous les musulmans ! Il faut être en effet précis et sortir du flou criminel dans lequel se vautrent les « bien pensants » ! S’il existe encore une chance d’éviter la guerre civile et religieuse vers laquelle nous allons tout droit, ce ne peut être que par le rejet de l’hypocrisie.

Il faut en tout premier lieu faire une guerre totale à Daech, ce qui ne parait pas avoir été le cas jusqu’à présent, si j’écoute des personnes plus compétentes que moi. Depuis l’arrivée au pouvoir de l’actuel chef de l’Etat, on a préféré diaboliser monsieur Assad ! L’histoire jugera ! Lire la Suite →

Parole de la semaine – 17e dimanche du temps ordinaire

Pour ce 17e dimanche du temps ordinaire, l’Eglise nous invite à méditer sur Luc 11, 1-13, la version du Notre Père de St Luc et deux paraboles encourageant à la prière ! J’ai voulu m’en tenir à la seule prière du Seigneur, tant les sujets sont importants ! Le sens de la paternité de Dieu, la référence à la sainteté du nom de Dieu et à son règne ! Et bien sûr, les difficiles questions concernant la nature du don du pain comme la demande concernant la tentation. Sur ces deux derniers points, voici la conclusion de l’homélie :

La demande concernant le pain comporte une difficulté liée au mot grec qui qualifie ce pain et qu’on retrouve aussi dans la version de Matthieu[1]. Relevons cependant tout de suite la différence de perspective. Matthieu disait « aujourd’hui », Luc parle d’un don à renouveler chaque jour insistant donc sur la notion de durée. François Bovon a eu l’idée géniale de rapprocher cette demande de Pr 30, 8-9 que je cite : « Éloigne de moi fausseté et mensonges, ne me donne ni indigence, ni richesse ; dispense moi seulement ma part de nourriture, car, trop bien nourri, je pourrais te renier en disant « qui est le Seigneur ? » ou dans la misère je pourrais voler, profanant ainsi le nom de mon Dieu. »[2] Lire la Suite →

Le grand crime des bien pensants

Ce qui vient de se passer à Nice l’illustre et l’aggrave. Cette horreur prend la suite de celles que nous avons connues en France depuis deux ans, pour faire court, comme de celles commises contre les chrétiens d’Orient que nous n’avons pas voulu connaître ! Elle en annonce d’autres, les bien pensants, demeurant pour l’instant les « mieux disant » aux enchères et aux surenchères qui étendent la tyrannie du pouvoir de l’argent.

Car il ne faut pas s’y tromper, quand Bernanos publie en 1931 « La grande peur des bien pensants », il veut lutter contre « la dictature de l’argent qui se révèle comme l’un des obstacles fondamentaux dressés dans la vie des hommes, contre l’irruption du surnaturel, contre la fidélité au message de pauvreté du Christ. »

Vu son temps et son éducation, il concentre ses reproches sur les juifs, suivant en cela les idées de Drumont. On doit le regretter et surtout ne pas réduire ce livre à une œuvre antisémite ! Même si l’ouvrage en a cette coloration, il n’en demeure pas moins prophétique en dénonçant « la dépossession progressive des états au profit des forces anonymes de l’industrie et de la Banque, cet avènement triomphal de l’argent qui renverse l’ordre des valeurs humaines et met en péril tout l’ordre de notre civilisation. » Lire la Suite →

Parole de la semaine – 16e dimanche ordinaire

Pour ce 16e dimanche du temps ordinaire, l’Eglise nous invite à méditer sur Luc 10, 38-42, la célèbre histoire de Marthe et de Marie. J’ai cité St Augustin qui, prêchant sur ces textes, nous demandait à juste titre de ne pas opposer ces deux comportements : l’écoute du Christ dans le respect et l’adoration et l’action. Avant de donner la fin de l’homélie, je tiens à rajouter qu’aujourd’hui j’ai souhaité que la France reprenne à son compte l’attitude des deux sœurs (et surtout ceux qui nous gouvernent) : qu’on écoute le Christ et sa doctrine et qu’on s’active, non pas à préparer un menu gastronomique, mais un menu de saine politique qui permette à chacun de vivre en sécurité ! Voici la conclusion de l’homélie :

Dans deux sermons sur notre passage saint Augustin (354-430) a parfaitement compris et expliqué la situation. Dans un premier sermon appelé par le traducteur « Marthe et Marie ou l’unique nécessaire », le saint évêque d’Hippone nous présente d’abord les deux sœurs à égalité dans leur désir de servir le Christ : « Marthe et Marie était deux sœurs ; Lire la Suite →

Parole de la semaine – 14e dimanche du temps ordinaire

Pour ce 14e dimanche du temps ordinaire, l’Eglise nous invite à méditer sur Luc 10, 1-20. C’est le récit de la mission des soixante douze disciples qui comporte de précieux renseignements sur l’évangélisation. Voici la conclusion de l’homélie :

Ensuite viennent plusieurs recommandations sur la maison dans laquelle le disciple habitera. Car il est question de l’évangélisation des villes, d’où l’importance accordée à la maison. Par souci de paix et d’efficacité, le missionnaire restera dans la première maison qui l’accueillera, il y verra en effet un signe de la providence divine et n’aura pas à chercher mieux, ce qui ne pourrait que semer autour de lui le trouble et le distraire de sa mission[1].

Et dans ces villes dont les maisons constituent les points de départ de l’évangélisation, les disciples devront apporter outre la paix, les soins. Jésus n’ordonne pas aux soixante-douze de guérir, cela n’appartient qu’à Dieu, mais de soigner, le verbe grec qui est utilisé a donné d’ailleurs le mot thérapie. La guérison relève en effet du stade final qui n’appartient qu’à Dieu seul et que Jésus manifestera. L’Église, elle, par ses ministres, soigne et je rappelle à ce sujet la conception ancienne des sacrements qui devaient être source de guérison de l’âme et du corps. Lire la Suite →

Rupture à Saint Jean de Cachan dans le département du Val de Marne (94)

C’est de la rupture du jeûne du ramadan prévue le 2 juillet 2016 dans le sanctuaire qu’il est question, semblable à celle vécue à Molenbeek près de Bruxelles récemment. Comme pour les rencontres islamo-chrétiennes de la fête de l’Annonciation à Lyon, il ne s’agit pas d’une simple et anodine manifestation de rencontre inter religieuse entre catholiques et musulmans, mais de quelque chose de bien plus grave.

Je ne nie pas les bonnes intentions. Mais je me demande tout de même si cette rupture de jeûne musulman dans un lieu consacré au culte catholique ne va pas engendrer des ruptures lourdes de conséquences. Dans un autre endroit qu’un lieu consacré, je n’aurais rien dit. Non point que cela fût sans reproche ! Mais la rencontre dans une salle paroissiale, par exemple, n’aurait relevé que de la maladresse pédagogique en matière de dialogue inter religieux . J’eusse donc préféré un dialogue sur le sens du jeûne, en un lieu non sacré.

La « rupture » de Cachan va au-delà de la maladresse ! Je crains qu’elle ne relève d’un sacrilège enfantant trois ruptures. Lire la Suite →