Le marché aux bébés ou la Paternité Machiavéliquement Abolie

Beaucoup de ceux à qui je m’adresse, par blog, ou sur les ondes de radio courtoisie, TV liberté, Radio Notre Dame ont reçu il y a quelques jours, comme moi même une invitation à manifester ce jour, contre la procréation médicalement assistée (PMA) qui serait désormais rendue possible pour toute femme qui le demande, quelle que soit sa situation familiale. Cela comprend donc des femmes célibataires ou des femmes vivant avec un conjoint du même sexe, ou encore une compagne. Je n’étonnerai personne en disant très fortement mon opposition absolue à ce projet pour deux motifs : il n’est pas raisonnable de s’attaquer ainsi aux droits sacrés qu’a tout enfant d’avoir un père homme, et une mère femme, et de posséder puis de connaître sa filiation. Il n’est pas raisonnable non plus et parfaitement contraire à la loi naturelle de donner à une femme la maternité alors qu’elle refuse de l’accomplir avec un homme et, élément tout aussi important d’en assumer toutes les conséquences avec lui pour élever l’enfant. Et je suis bien obligé de constater que cela s’inscrit dans une logique qui combine d’une manière diabolique la transgression de la loi naturelle et le mépris de la vie humaine. Notre société n’est pas novice en la matière. La pilule contraceptive, qui est aussi abortive dans toutes ses formes, a constitué un premier pas encore ignoré par beaucoup. La loi permettant l’avortement a suivi, ensuite nous avons eu le mariage pour tous. Maintenant nous avons la PMA, demain inévitablement la GPA (dire le contraire est se moquer du monde). Lire la Suite →

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Combattre ou disparaitre

Le repos des vacances peut être mis à profit pour une réflexion fructueuse sur les sujets importants – c’est justement ce qu’on appelle la « tête reposée ». Et parmi ceux-ci figure à mon sens la nature du pouvoir politique, et de là, la nature du pouvoir que nous pensons exercer sur nous-mêmes. C’est une réflexion que je conduis moi-même depuis fort longtemps, et dont je souhaite partager quelques résultats.

Ce sur quoi je voudrais attirer l’attention, ce qui est de nouveau en cause aujourd’hui, et d’une manière dramatique et urgente, c’est le respect de la vie et la dénonciation de la prétention humaine à s’en rendre seule maîtresse et seule juge. Ce totalitarisme barbare s’épanouit aujourd’hui grâce à trois situations créées par ses partisans : la fin des états nations, le retour en force d’un des moteurs les plus pernicieux de la philosophie des Lumières, qui est la foi aveugle dans le progrès, et, j’ai honte de le dire, la mollesse des Églises. Lire la Suite →

Le chagrin et la colère !

 

Oui, j’ai exclu le mot pitié qui figurait dans un titre de film célèbre, qui traitait de la vie des français pendant l’occupation allemande ! Pourquoi alors cette demie référence à cette époque ? Parce que, pendant cette période, on estime à 45 000 le nombre de handicapés mentaux mis à mort dans les hôpitaux psychiatriques de France par privation de nourriture et autres manques de soins, suivant les directives de l’occupant qui avait commencé ce sinistre plan chez lui dès 1939 (commémoration de ce crime odieux et précision de ce chiffre, par le président François Hollande le 10 décembre 2016). Et voici quels étaient les ordres allemands d’avant guerre « Ceux-ci (le Reichsleiter Bouhler et le médecin Brandt) pourront accorder une mort miséricordieuse (Gnadentod) aux malades qui auront été jugés incurables selon une appréciation aussi rigoureuse que possible. » signé Adolf Hitler. Ce beau mot de Gnade qui en allemand signifie effectivement miséricorde est aussi employé pour désigner la grâce, et quelle grâce ! Celle que nous obtient Jésus Christ par sa mort sur la croix. Qui peut oser se moquer autant de Dieu que Satan lui-même ? Hitler n’était-il pas un de ses plus zélés serviteurs ? Lire la Suite →

007

Ces trois chiffres, qu’on voit accolés au nom d’un célèbre héros de romans d’espionnage, portés de surcroît à l’écran, signifie que l’agent secret qui se les voit attribués, a le permis de tuer. On comprend qu’un tel pouvoir fasse fantasmer, surtout dans un pays qui a aboli la peine de mort et se livre à de longues et méticuleuses enquêtes sur des policiers, gendarmes ou militaires qui ont fait usage de leurs armes, se croyant agressés et de ce fait en situation de légitime défense. Ce pays, patrie des droits de l’homme, comme beaucoup de nos orateurs ou écrivains « patentés » aiment à le rappeler (en pensant à 1789, bien sûr !), la France serait donc ainsi la championne du respect de la vie, de la liberté, bref, de tous les bienfaits de la modernité issue des Lumières du XVIIIème siècle qui n’en finissent plus de nous éblouir. Le temps des vacances est propice, pour les dirigeants, à la réalisation de mauvais coups. Mon regretté père me disait qu’à cette période de l’année « la moitié de la France peut crever, l’autre moitié s’en fout. »

Ainsi, en ce mardi 2 juillet nous apprenons en même temps, que nos députés vont discuter et légiférer sur la vertu ou la nocivité des fessées et que le médecin responsable des soins de Vincent Lambert va arrêter de le nourrir et de l’hydrater suite à une décision de la Cour de Cassation. Lire la Suite →

I have a dream

Oui ! Je fais un rêve, ou plutôt un cauchemar. J’entends tout d’abord l’appel musulman à la prière et vois dans une brume épaisse, une forme d’église classique. Je pense immédiatement au dernier livre que j’ai écrit avec Odon Lafontaine « La Laïcité mère porteuse de l’Islam ? » dont la couverture représente le Panthéon entouré de quatre minarets. Mais, non, c’était la cathédrale Saint Louis des Invalides.

Des bruits de martèlement de bois se font immédiatement entendre. La statue de Napoléon était descendue de sa niche, et donnait de grands coups de pieds dans la porte de la cathédrale. Celles-ci finirent par s’ouvrir. Telle la statue du Commandeur, l’empereur s’avança dans la nef, et s’arrêta devant la chaire face au muezzin d’occasion qui se tut. « Descends d’ici et tais toi, et surtout quitte vite ce lieu avec tes complices, ce n’est pas pour cela que j’ai signé un concordat avec le Pape. D’ailleurs ta religion n’en fait pas partie dans les articles organiques ! ». Puis marchant droit vers l’ambassadeur du Kosovo, il lui dit « Sors d’ici, tu n’es plus personna grata en France. Retourne chez les turcs tes maîtres. Ce n’est pas parce que j’ai parlé aimablement avec Suleiman, comme tu as pu le lire dans le Moniteur du 27 novembre 1798 (1) que tu as le droit d’être grossier en France et de nous faire des farces de mauvais goût. ». L’excellence s’enfuit à toutes jambes. Lire la Suite →

Notre Dame de Paris a-t-elle encore droit de Cité ?

Le soir du 9 avril 2018, le président de la République, Emmanuel Macron a prononcé un important discours au Collège des Bernardins. Il y a exprimé, entre autres, son désir de réparer « le lien abîmé» entre l’Eglise catholique et l’Etat. Il a rajouté de nombreuses précisions importantes, comme « Je suis convaincu que les liens les plus indestructibles entre la nation française et le catholicisme se sont forgés dans ces moments où est vérifiée la valeur réelle des hommes et des femmes. Il n’est pas besoin de remonter aux bâtisseurs de cathédrales et à Jeanne d’Arc… La nation s’est le plus souvent grandie de la sagesse de l’Eglise, car voilà des siècles et des millénaires que l’Eglise tente ses paris, et ose son risque. C’est par là qu’elle a enrichi la nation. C’est cela, si vous m’y autorisez, la part catholique de la France». Puis d’évoquer la question du salut « instillée» par l’Eglise, dont il ne craint pas de dire « Cet horizon du salut a certes totalement disparu de l’ordinaire des sociétés contemporaines, mais c’est un tort et l’on voit à bien des signes qu’il demeure enfoui ». C’est la raison pour laquelle, ne méconnaissant pas les ombres d’autres parties de ce discours, je l’ai salué en son temps, avec des commentaires. (1) Lire la Suite →

Le soviet de Lyon

La « trêve pascale » étant maintenant terminée, il importe que l’Eglise se souvienne que sur la terre elle a le devoir d’être militante. Au cas où elle l’aurait oublié, au travers du désengagement de certains, voire de leurs manques, et pire encore de leurs trahisons, le terrible avertissement, que constitue à mes yeux l’incendie de Notre Dame de Paris, est venu nous le rappeler. Le feu  qu’il agresse des cerveaux chrétiens ou leurs sanctuaires de pierres, est le genre d’ennemi qui incite aux questions et aux combats. A ce propos d’ailleurs, je me demande si nous avons tous vu brûler la même chose quand j’entends parler de reconstruction et de restauration. Je fais partie de ces catholiques qui n’admettront ni le modèle Reichstag de Berlin (mais les allemands avaient de bonnes raisons de ne pas reconstruire à l’identique), ni l’intrusion d’une flèche de style contemporain qui serait à notre cathédrale ce que le « vagin de la reine » fut aux jardins de Versailles. Lire la Suite →