Eloge de la terreur

Puisque depuis plusieurs jours on l’agite de nouveau sous nos yeux pour nous imposer une organisation de l’islam de France et recommencer une campagne pro avortement, je voudrais vous inviter à une réflexion sur cette méthode de gouvernement par la terreur dont le raffinement subtil est français. Si elle avait pu donner lieu à un brevet, la France serait riche de droits d’auteur, tant elle a été copiée, et même « améliorée », ce qui prouve au passage les qualités certaines de son système. Par pédagogie, pour mieux découvrir la puissance de la terreur, faisons un moment son éloge, découvrons sa séduction ! Au point où nous en sommes en France, c’est le seul moyen de faire comprendre que le diable est dangereux, tout simplement parce que sa beauté existe !

La première chose à comprendre en ce qui concerne la terreur noble, la bonne, celle que nous avons inventée, c’est qu’elle vise un bien universel capable d’être instauré partout sur notre terre. L’Église ne parlait et ne parle toujours que de bien commun, pour sa doctrine sociale, ce qui ne peut faire venir à l’esprit que le spectre de la médiocre charité chrétienne. Lire la Suite →

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Parole de la semaine – 24e dimanche du temps ordinaire

Pour ce 24ème dimanche du temps ordinaire, j’ai choisi la première lecture Isaïe 50 vv 5-9, un des passages célèbres des chants du Serviteur souffrant, dans lesquels les premiers chrétiens et l’Eglise à leur suite ont vu l’annonce de la passion de Jésus. Ce dernier l’annonce d’ailleurs à ses disciples dans l’Evangile du jour (Marc  8 v 27-35). L’homélie se termine par le commentaire de ce verset : « Le Seigneur m’a ouvert l’oreille et moi je ne me suis pas cabré, je ne me suis pas rejeté en arrière. »

Ne pas se cabrer devant la parole de Dieu, ne pas se rejeter en arrière, voilà la seule attitude positive devant elle, tant pour celui qui en est le ministre que pour celui qui l’écoute. Et ce n’est pas toujours facile nous le savons tous. Mais ce que nous savons aussi, si nous sommes honnêtes avec nous-mêmes, c’est que toutes les fois que nous ne nous sommes pas cabrés, toutes les fois que nous ne nous sommes pas rejetés en arrière, nous avons été heureux d’avoir obéi. Toujours attentifs à la parole prêchée, sachons ne pas nous cabrer devant elle. Lire la Suite →

Islam de France : l’heure de vérité

Elle va bientôt sonner, et ce sera à propos d’une question majeure non seulement pour la France, mais encore pour l’Europe. Je dis cela parce que notre pays a toujours su exporter ses idées, les meilleures, comme les pires ! Il suffit de connaître un peu l’histoire. Car il est vrai que pour le présent, depuis environ la seconde moitié du siècle précédent, nous subissons plutôt que nous influençons – y compris par les effets « boomerang » de la French Theory.

Mais pour ce à quoi je pense, c’est la nature même de l’évènement qui va nous placer sous les projecteurs de l’actualité. Je veux parler en effet de l’organisation de l’islam de France sous la houlette de l’Etat.

Je ne reviens pas sur ce que j’ai déjà écrit à plusieurs reprises à ce sujet, voir par exemple mon blog du 25 février 2018 ayant pour titre « Un Préfet ou un Calife pour l’Islam de France »

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Parole de la semaine – 21e dimanche du temps ordinaire

Avec ce 21e dimanche du temps ordinaire, l’Eglise nous fait achever la méditation de cet important chapitre 6 de l’Evangile selon Saint Jean, v 60-69.

Dans ce passage ce ne sont plus simplement les adversaires de Jésus qui n’acceptent pas le mystère de la manducation de la chair du Fils de l’homme, mais une partie de ses propres disciples. Cela nous montre que les critiques sur la présence réelle et le sacrifice de la messe sont fort anciennes et qu’elles n’ont pas attendu le 16ème siècle et la Réforme protestante pour se manifester. Cela explique aussi pourquoi elles durent toujours et demeurent bien vivaces dans certaines formes modernes du catholicisme. Voici la conclusion de l’homélie :

De nombreux catholiques malheureusement en sont aussi à ce point, à différents degrés bien sûr, mais le fond est le même. Que d’églises catholiques ont été dépouillées de leurs statues, de leurs tableaux, sous prétexte qu’elles n’étaient pas des musées, que de crucifix ont été remplacés par de simples croix, sans parler de l’art de célébrer complétement oublié, tout comme les vêtements liturgiques, « sinistrés » eux aussi, jusqu’à des temps récents ! Lire la Suite →

Les larmes de Marie

La fête de l’Assomption, si l’on y réfléchit bien, n’est pas seulement une fête religieuse, c’est aussi, du moins pour les français une fête nationale. Le 10 février 1638, le roi Louis XIII plaçait son royaume sous la protection de la Vierge Marie, offrant à la Mère de Dieu sa couronne et son sceptre, en remerciement pour la grossesse de son épouse, attendue depuis 23 ans. La Vierge avait révélé à frère Fiacre, le 27 octobre 1637, qu’un fils serait accordé à la reine si elle accomplissait trois neuvaines. Celles-ci furent achevées le 5 décembre suivant. Et le 5 septembre 1738 naissait le futur Louis XIV, appelé aussi Dieudonné. Louis XIII avait donc prononcé son vœu dès les premiers signes de grossesse de la reine ; l’ordre d’organiser des processions le 15 août dans tout le royaume date de cette époque, alors que le dogme de l’Assomption n’était pas encore proclamé (il faudra attendre 1950). Cette piété populaire fut extrêmement forte, au point que plusieurs siècles plus tard, malgré la tourmente révolutionnaire, elle subsistait. Ainsi l’empereur Napoléon 1er décida-t’il en 1806 qu’on fêterait la Saint Napoléon le 15 août qui demeura fête nationale jusqu’en 1815. Elle le redevint en 1852 avec le second empire jusqu’en 1870. La troisième république supprima bien évidemment cette fête impériale ôtant au 15 août, du moins officiellement, son caractère de festivité nationale, mais attendit 1880 pour la remplacer par le 14 juillet ! Lire la Suite →

« Le Christ au dépotoir » article de Léon Bloy (1846-1917) paru dans Le Pal (1885)

Pour tenter d’échapper à l’ennui et à l’agacement produits par le climat de cet été 2018, je vous propose la lecture de textes d’un de nos auteurs catholiques les plus « décapants », aux vues particulièrement prophétiques sur l’ignoble civilisation issue de la révolution française. En douteriez-vous ?

Dans un article daté du 3 novembre 2017, intitulé « Qui sont les catholiques qui lisent Léon Bloy aujourd’hui ? » la journaliste de La Croix répondait « Peu connu du grand public, il reste un auteur important pour de nombreux convertis au catholicisme et certains milieux catholiques de droite. ». Or chacun sait que les nouveaux convertis sont mal vus par le catholicisme officiel que la Croix représente avec authenticité. Ceux-ci gênent parce qu’ils troublent la sérénité des dialogues œcuméniques et inter religieux. Quant aux catholiques de droite, ils n’appartiennent pas à la pensée théologiquement correcte que La Croix diffuse avec autant d’exactitude qu’au temps de l’affaire Dreyfus, période où il était de bon ton d’être anti dreyfusard. C’est en effet ce journal qui conduisit la grande majorité des catholiques dans un antisémitisme qui fut lourd de conséquences ! Léon Bloy ne fit pas partie du troupeau. Il continua à témoigner d’un catholicisme sans concession, mais pour qui y regarde de près, toujours charitable, malgré un humour caustique très biblique, complètement hermétique à la bien-pensance d’hier et d’aujourd’hui. Si un certain nombre de prêtres s’exprimaient comme Léon Bloy, on ne s’ennuierait plus pendant les homélies, comme cela arrive trop souvent ! Lire la Suite →