On a marché sur Noël

Tolérance alsacienne contre violence islamique, gilets jaunes et fin de partie pour notre régime

Les marchés de Noël renvoient à la grande fête de la nativité de Notre Seigneur, et aux festivités qui doivent l’entourer. Ils sont encore très nombreux malgré la déchristianisation de notre pays, celui de Strasbourg, aux pieds de sa superbe cathédrale étant un des plus anciens. C’est pourquoi l’attentat du 11 décembre frappant la capitale alsacienne constitue une attaque directe contre cette fête comptant comme une des plus importantes dans le christianisme, en même temps qu’une injure grave à nos règles de vie européennes dans ce qu’elles pensent encore avoir de remarquable. Je veux parler de la tolérance, fondée sur la liberté religieuse, réalité que notre belle province d’Alsace sût incarner très tôt. Et les terroristes le savaient bien, eux qui qui visaient ce marché depuis au moins l’an 2000. Ce crime a donc été commis avec préméditation. Quelques mots sur une des caractéristiques de l’Alsace.

Bien avant la création de l’actuel marché de Noël au XVIe siècle, les Alsaciens avaient l’habitude de préparer cette grande fête de la Nativité redonnant ainsi au temps liturgique de l’Avent tout son sens de la préparation de la venue du Sauveur. Lire la Suite →

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Parole de la semaine – 4e dimanche de l’Avent

Pour ce 4ème dimanche de l’Avent, l’Eglise nous invite à méditer sur la Visitation ; la rencontre autant réelle que symbolique entre la Vierge Marie qui vient juste de commencer à concevoir en son sein le Verbe de Dieu et sa cousine Elisabeth, à son sixième mois de grossesse de celui qui sera Jean Baptiste. Le moindre détail de ce récit est porteur de sens. Retenons la fin de l’homélie :

Comme Jean-Baptiste a tressailli dans le ventre d’Élisabeth en entendant la salutation de Marie porteuse de Jésus en son sein, prouvant que Marie a bien un rôle de médiatrice[1]car c’est par la voix de Marie que Jean ressent la présence de Jésus, il faut qu’en nous, à chaque messe, tressaille ce qui est annonciateur du Christ, ce qui en constitue les marques, son emprunte. Mais encore faut-il laisser à Dieu la première place comme ici dans cette rencontre. La première voix qui s’élève est celle de Marie certes, mais elle ne fait que traduire la présence de Jésus en elle, ensuite l’Esprit Saint se manifeste dans l’enfant que porte Élisabeth et enfin dans les propos de la mère elle-même. Lire la Suite →

« Du gilet à la veste »

Le vêtement a toujours un sens symbolique, à différents degrés et est porteur d’indications. Une d’entre elles me paraît simple : la réalité présente, le gilet, même tout droit à la veste ! Cela dit des flous subsistent. Les porteurs de gilets jaunes sont fort heureusement loin d’appartenir au même genre de citoyens. D’ailleurs la couleur jaune a quelque chose d’ambigu qui tient autant de l’éclat du soleil que des cornes des cocus. Quant à la veste qu’on prend, peu importe la couleur, elle est toujours signe de défaite. La question est de savoir quelle sera la quantité des porteurs de vestes à l’issue des événements terribles que nous vivons. Et qui, en définitive les portera.

C’est parce que je vois arriver depuis longtemps ces tristes choses, que dès leurs signes précurseurs, j’en ai compris l’extrême gravité. Je n’en n’ai aucun mérite, là où j’ai été placé pendant un certain temps, cela crevait les yeux. Fallait-il risquer une parole publique sur un blog? Pour moi, compte tenu de la spécificité du phénomène et de son caractère singulier, il fallait attendre une parole épiscopale, qui était loin d’être évidente, parce que très difficile à exprimer, et qui devait intervenir au moment opportun. Lire la Suite →

La victoire

Venant de quitter mes fonctions d’aumônier national des anciens combattants ce 30 juin dernier, je me dois pour honorer une promesse d’évoquer le 11 novembre 1918, et ce qu’à mes yeux il fut vraiment.

Il représente avant tout un courage militaire sans précédent. Cette remarque vaut pour tous les soldats qui furent engagés dans ce terrible conflit qui vit s’affronter des armées à lourds effectifs et surtout l’apparition d’armes modernes, dont certaines nouvelles, comme le gaz toxique, qui méritaient déjà le nom d’armes de destruction massive. Ce dernier aspect des choses était connu des militaires, comme de certains politiques. Ces derniers avaient encore droit à la parole. C’est parmi eux qu’on trouva ceux qu’on appela les pacifistes, tels, en France, Jules Ferry, Joseph Caillaux et Jean Jaurès, pour ne citer que les principaux. L’entreprise coloniale de Ferry, on l’oublie généralement, eut en partie pour but d’éviter une guerre de revanche, l’opposition féroce de Clémenceau, en 1885, par exemple vise précisément à l’inverse à la provoquer. Lire la Suite →

Parole de la semaine – 33e dimanche du temps ordinaire

Pour ce 33ème dimanche du temps ordinaire et avant dernier de l’année liturgique, l’Eglise nous invite à méditer sur les fins dernières par la méditation de l’Evangile selon Saint Marc chap 13 v 24-32. Ce thème étant rarement abordé dans les homélies, je reproduirai, une fois n’est pas coutume, l’intégralité du texte que j’ai rédigé pour ce dimanche. Je n’ai pas la prétention de combler le vide créé par l’absence d’enseignement régulier sur cette importante question. Mais j’espère simplement susciter des interrogations et montrer que la préoccupation de la fin des temps n’appartient pas qu’aux sectes, mais fait partie de l’enseignement de Jésus lui-même !

Ce passage que l’Eglise nous propose à méditer pour cette avant-dernier dimanche de l’année liturgique n’échappe pas à la tradition qui veut qu’en ce temps nous dirigions nos pensées vers les fins dernières, et ce n’est pas moi qui m’en plaindrai.

Il commence par « Jésus parlait à ses disciples de sa venue », ces paroles ne se trouvent pas exactement au verset 24 ni même auparavant sous cette forme. Cependant elles sont nécessaires et utiles et notre lectionnaire a eu raison de les placer ainsi. Pourquoi ? Parce qu’en fait depuis le début de notre chapitre 13 Jésus parle de sa venue en commençant par annoncer la destruction du temple. Aussi, pour bien essayer de comprendre ce qui nous est dit dans ces versets 26 à 32, il faut dire quelques mots de ce qui précède. Lire la Suite →

« Une commission d’enquête parlementaire afin de faire toute la transparence sur les crimes de pédophilie et leur dissimulation dans l’Eglise catholique »

Voici dans quels termes commence cet écho en forme de pétition[1]que ce vieux sépulcre blanchi[2]qu’est le journal Témoignage Chrétien demande de signer. Une remarque liminaire. Le gros titre ne mentionne que « les crimes de pédophilie dans l’Eglise catholique ». Le texte à signer, écrit en plus petit, comme les contrats d’assurance, demande «  la transparence » et parle de « dissimulation ».  Cette pétition n’est donc pas qu’une demande d’enquête venant d’élus de la nation, c’est aussi un acte d’accusation et de condamnation de l’Eglise catholique et sans jugement, car il y a pire, plus loin, j’y reviendrai !

Je relève cependant tout de suite que les rédacteurs reconnaissent que « l’Eglise catholique est réglée par l’état de droit » ajoutant «  comme toute organisation religieuse en France ». Et il y là une première erreur de taille ! Contrairement aux autres organisations religieuses, l’Eglise catholique est dirigée par une hiérarchie spirituelle ayant à sa tête le Pape, évêque de Rome. Depuis que la France existe, tous les gouvernements français ont traité avec le Pape pour tout ce qui concernait la vie de l’Eglise catholique en France. À deux exceptions près, qu’il est d’actualité de rappeler : Lire la Suite →

Parole de la semaine – 28e dimanche du temps ordinaire

Pour ce 28e dimanche du temps ordinaire, l’Eglise nous invite à méditer sur la célèbre histoire du jeune homme riche (Marc 10,17-30). Pour bien comprendre tout ce passage, il faut se souvenir qu’à l’époque de Jésus, la richesse était considérée par beaucoup comme une bénédiction. Ici, le Christ nous montre d’une manière astucieuse qu’elle peut prendre la place de Dieu. Cela dit la richesse n’est pas seule en cause. Tout ce qui intéresse les hommes en ce monde peut prendre la place de Dieu. Sans payer l’impôt sur les grandes fortunes, nous pouvons nous trouver dans la situation spirituelle du jeune homme riche. Voici la fin de l’homélie :

Demandons-nous maintenant comment cette histoire peut s’adresser à nous qui ne sommes pas des gens fortunés, à qui Jésus n’a pas demandé de tout quitter pour le suivre… Nous ne sommes pas des gens fortunés ? Personne dans les pays latins n’aime se reconnaître riche. Mais en vérité nous possédons tous plus ou moins quelques biens et si nous étendons le sens des richesses à toutes les activités humaines procurant à l’homme du pouvoir et du plaisir, eh bien nous sommes tous nantis dans un certain nombre de domaines. La question que nous pose notre texte est simple. Ces divers biens que sont l’argent, les sentiments, le pouvoir, le sexe, le travail, etc, ne tiennent-ils pas dans notre vie la place de Dieu ? Lire la Suite →