Parole de la semaine – 20e dimanche du temps ordinaire

Pour ce 20ème dimanche du temps ordinaire, l’Eglise nous invite à méditer sur trois textes qui traitent du problème de l’évangélisation des juifs et des païens. Le premier texte, Isaïe 56, 1-7, évoque la venue des païens au vrai Dieu. On remarquera que ces étrangers qui viennent vers la Maison du Seigneur doivent se conformer aux coutumes du pays… ! L’Evangile nous rapporte le célèbre épisode de la rencontre de Jésus et de la femme cananéenne (Matthieu 15, 21-28). Demandant la guérison de sa fille, elle se heurte d’abord au silence du Christ. Voici la fin de l’homélie :

Mais Dieu agit toujours après le silence. Pensons au grand silence d’avant la création dans la tradition juive. Après le silence de Jésus la femme se heurte à deux paroles. La première est une déclaration dont elle devrait logiquement déduire que Jésus ne peut rien pour elle puisqu’elle ne fait pas partie des brebis de la maison d’Israël. Elle pourrait donc s’en aller sur ce simple constat d’incompatibilité. Ce serait sans risque personnel pour elle, sinon pour sa demande pour sa fille, mais commode en tout cas pour tout les autres. Lire la Suite →

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« Le sang des martyrs est semence de chrétiens » (Tertullien, Père de l’Eglise 165-225)

Cette phrase célèbre avait été rappelée il y a un an dès l’assassinat du Père Jacques Hamel, à la fois comme juste constat de l’émotion soulevée, et aussi pour susciter des polémiques visant la manière dont les autorités ecclésiastiques et civiles de notre pays remplissaient leur devoir. Comme toujours en de pareilles circonstances, le pire côtoie le meilleur en matière d’écrits. Il ne faut donc pas s’étonner qu’un an après, le phénomène se répète. Je ne sais comment on classera les lignes qui suivent ! Mais peu m’importe, parce que l’essentiel a été dit ce 26 juillet dernier, et que mon propos ne vise pas à rajouter quoi que ce soit à ce que les voix officielles qui m’intéressent ont fait entendre. Je souhaite simplement en montrer la pertinence, simplement parce que ceux qui auraient dû le faire ne l’ont pas fait, soit par débilité intellectuelle ou « suivisme » idéologique, ou pire, se sont crus autorisés à en rajouter , comme s’il y avait eu manquement. Lire la Suite →

Parole de la semaine – 17e dimanche du temps ordinaire

Pour ce 17e dimanche du temps ordinaire, l’Eglise nous invite à méditer sur Matthieu 13 v 44-52. En ces temps de dialogues inter religieux souvent malmenés et où on incrimine encore Vatican II et Nostra Aetate, je renvoie à la dernière partie de l’homélie :

Le cas du négociant en perles fines lui est différent. Nous l’avons relevé, il fait partie des chercheurs en spiritualité, et ces perles ont beau avoir de la valeur, elles ne sont pas de valeur égale ; la révélation chrétienne les dépasse toutes. C’est ainsi qu’il faut à mon avis comprendre le texte de Vatican II « Nostra Aetate », la déclaration de l’Eglise sur les religions non chrétiennes. Le Concile n’a rien innové, beaucoup de Pères de l’Eglise voyaient dans la paganisme une préparation au christianisme des non juifs, et saint Augustin lui-même comprendra Platon comme une sorte de première approche de l’Evangile. Tout cela cadre d’ailleurs avec ce que saint Paul écrit dans l’Epitre aux Romains chapitre premier sur la révélation naturelle : « car ce que l’on peut connaître de Dieu est pour eux manifeste, Dieu le leur a manifesté. En effet depuis la création du monde ses perfections invisibles, éternelles puissances et divinités, sont visibles à l’intelligence dans ses œuvres. » (Romains 1, 19-20). Lire la Suite →

Le calice… jusqu’à la lie !

Sans surprise, le comité national d’éthique a donné un avis favorable pour étendre l’usage de la PMA à toutes les femmes qui le demanderont. C’est la suite logique du mariage pour tous, comme le sera aussi la GPA pour les hommes désirant un enfant en se passant d’une femme. Et certaines femmes trouvant la grossesse importune ne manqueront pas d’y avoir recours. Et ce, bien sûr, si le pouvoir politique légifère dans ce sens ! Mais pourquoi ne le ferait-il pas ? La seule opposition sérieuse qu’il pourrait craindre, l’Eglise catholique, s’est révélée être profondément divisée face à la loi Taubira. Certes, la « manif pour tous » a réuni un nombre inespéré de gens ! Mais le pouvoir en place n’en a tenu aucun compte car, bien renseigné, il savait qu’une partie non négligeable du clergé catholique « ne marchait pas » avec les manifestants ! La preuve en fut apportée par l’inorganisation spirituelle et politique de la suite, et les oppositions persistantes concernant la famille au sein de l’Eglise. Et ce phénomène ne se limite pas à la France ! Aussi j’avoue être pantois devant l’étonnement, l’émotion et l’inquiétude manifestés par certains ! Il est un peu tard pour s’indigner ! Lire la Suite →

Parole de la semaine – 13e dimanche du temps ordinaire

Pour ce 13e dimanche du temps ordinaire, l’Eglise nous invite à méditer sur Matthieu 10, 37-42. Voici la première partie de l’homélie :

C’est toujours le ministère apostolique des douze et sa succession qui est ici visé, et Jésus nous donne une liste de conditions pour assumer cette fonction. Il commence par des demandes rudes et difficiles sans autres contreparties que l’admission au rang de disciple. Il termine par d’autres requêtes évoquant des récompenses. Cela dit Jésus débute très fort puisqu’il exige de son futur disciple de l’aimer plus que son père ou sa mère. Comment ne pas penser alors à l’un des dix commandements ; « honore ton père et ta mère », commandement concernant le prochain (le plus proche), placé cependant sur la première table de la loi avec les commandements qui ont rapport à Dieu. Ce commandement est à la base du respect de la famille dans la Bible et cela est d’ailleurs rappelé par le verset suivant concernant fils et filles. Nous avons montré dans une récente brochure[1] l’importance des fondements bibliques de paternité et maternité, battus en brèche aujourd’hui dans notre pays et dans d’autres par des lois opposées à la loi naturelle, relevant donc du crime contre l’humanité de l’homme, lois auxquelles en fait aucun chrétien n’est tenu d’obéir. Elles n’ont pas plus de valeur morale et de légitimité que les lois racistes de Nuremberg édictées elles aussi par un pouvoir légal mais fou ! Lire la Suite →

De la Chambre « trouvée » à La Chambre « haute »

Enfin se termine une aventure électorale dont il est bien difficile de faire aujourd’hui le bilan, tant elle a comporté d’épisodes assez inédits, sans forcément être complètement inattendus. Avec le recul l’histoire jugera, et avant elle certains de nos journalistes qui voudront jusqu’au bout presser le « fruit » dont le jus est censé avoir mis en valeur leur prétendu talent. Je pense, qu’avec les affaires, ils ont constitué les principaux parasites, les poux et lentes du corps de cette campagne !

Cela dit, pour ne pas être oublié dans l’avenir, un président a été légalement élu et dispose de la Chambre qu’il désirait forcément, compte tenu du régime présidentiel lié au temps d’un quinquennat correspondant au mandat des députés. Il a la majorité absolue ! Et pour moi c’est tant mieux ! D’abord il ne s’agit pas d’une Chambre « introuvable » au sens de celle qui fut imposée à Louis XVIII en 1815, au lendemain des cent jours et de Waterloo. Lire la Suite →

Parole de la semaine – Le Saint Sacrement : Corps et Sang du Christ

En affirmant « moi je suis le pain vivant qui est descendu du ciel », Jésus se proclame la manne nouvelle, manne nouvelle supérieure à l’ancienne si l’on suit bien l’ensemble de son propos. Et sur quoi porte la nouveauté ? Sur la puissance de vie produite par cette manne. Alors que les bénéficiaires de la première manne avec Moïse au désert n’ont vu que leur vie prolongée par elle et ont tout de même finalement connu la mort, ceux qui mangeront la manne nouvelle vivront pour l’éternité. « Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement » dit Jésus. Et tout notre passage nous explique en fait comment, en participant à l’Eucharistie, le chrétien fait entrer en lui la vie éternelle.

Et le vocabulaire employé par Jean est extrêmement fort et précis. Jésus dit en effet que le pain qu’il va donner c’est sa chair, son corps. Ensuite il ajoute « celui qui mange ma chair et boit mon sang. » Le verbe traduit ici par manger veut dire littéralement « mâcher », « croquer », ce qui insiste sur la nécessité de manger réellement. Lire la Suite →