On a marché sur Noël

Tolérance alsacienne contre violence islamique, gilets jaunes et fin de partie pour notre régime

Les marchés de Noël renvoient à la grande fête de la nativité de Notre Seigneur, et aux festivités qui doivent l’entourer. Ils sont encore très nombreux malgré la déchristianisation de notre pays, celui de Strasbourg, aux pieds de sa superbe cathédrale étant un des plus anciens. C’est pourquoi l’attentat du 11 décembre frappant la capitale alsacienne constitue une attaque directe contre cette fête comptant comme une des plus importantes dans le christianisme, en même temps qu’une injure grave à nos règles de vie européennes dans ce qu’elles pensent encore avoir de remarquable. Je veux parler de la tolérance, fondée sur la liberté religieuse, réalité que notre belle province d’Alsace sût incarner très tôt. Et les terroristes le savaient bien, eux qui qui visaient ce marché depuis au moins l’an 2000. Ce crime a donc été commis avec préméditation. Quelques mots sur une des caractéristiques de l’Alsace.

Bien avant la création de l’actuel marché de Noël au XVIe siècle, les Alsaciens avaient l’habitude de préparer cette grande fête de la Nativité redonnant ainsi au temps liturgique de l’Avent tout son sens de la préparation de la venue du Sauveur. Lire la Suite →

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« Une commission d’enquête parlementaire afin de faire toute la transparence sur les crimes de pédophilie et leur dissimulation dans l’Eglise catholique »

Voici dans quels termes commence cet écho en forme de pétition[1]que ce vieux sépulcre blanchi[2]qu’est le journal Témoignage Chrétien demande de signer. Une remarque liminaire. Le gros titre ne mentionne que « les crimes de pédophilie dans l’Eglise catholique ». Le texte à signer, écrit en plus petit, comme les contrats d’assurance, demande «  la transparence » et parle de « dissimulation ».  Cette pétition n’est donc pas qu’une demande d’enquête venant d’élus de la nation, c’est aussi un acte d’accusation et de condamnation de l’Eglise catholique et sans jugement, car il y a pire, plus loin, j’y reviendrai !

Je relève cependant tout de suite que les rédacteurs reconnaissent que « l’Eglise catholique est réglée par l’état de droit » ajoutant «  comme toute organisation religieuse en France ». Et il y là une première erreur de taille ! Contrairement aux autres organisations religieuses, l’Eglise catholique est dirigée par une hiérarchie spirituelle ayant à sa tête le Pape, évêque de Rome. Depuis que la France existe, tous les gouvernements français ont traité avec le Pape pour tout ce qui concernait la vie de l’Eglise catholique en France. À deux exceptions près, qu’il est d’actualité de rappeler : Lire la Suite →

Eloge de la terreur

Puisque depuis plusieurs jours on l’agite de nouveau sous nos yeux pour nous imposer une organisation de l’islam de France et recommencer une campagne pro avortement, je voudrais vous inviter à une réflexion sur cette méthode de gouvernement par la terreur dont le raffinement subtil est français. Si elle avait pu donner lieu à un brevet, la France serait riche de droits d’auteur, tant elle a été copiée, et même « améliorée », ce qui prouve au passage les qualités certaines de son système. Par pédagogie, pour mieux découvrir la puissance de la terreur, faisons un moment son éloge, découvrons sa séduction ! Au point où nous en sommes en France, c’est le seul moyen de faire comprendre que le diable est dangereux, tout simplement parce que sa beauté existe !

La première chose à comprendre en ce qui concerne la terreur noble, la bonne, celle que nous avons inventée, c’est qu’elle vise un bien universel capable d’être instauré partout sur notre terre. L’Église ne parlait et ne parle toujours que de bien commun, pour sa doctrine sociale, ce qui ne peut faire venir à l’esprit que le spectre de la médiocre charité chrétienne. Lire la Suite →

Islam de France : l’heure de vérité

Elle va bientôt sonner, et ce sera à propos d’une question majeure non seulement pour la France, mais encore pour l’Europe. Je dis cela parce que notre pays a toujours su exporter ses idées, les meilleures, comme les pires ! Il suffit de connaître un peu l’histoire. Car il est vrai que pour le présent, depuis environ la seconde moitié du siècle précédent, nous subissons plutôt que nous influençons – y compris par les effets « boomerang » de la French Theory.

Mais pour ce à quoi je pense, c’est la nature même de l’évènement qui va nous placer sous les projecteurs de l’actualité. Je veux parler en effet de l’organisation de l’islam de France sous la houlette de l’Etat.

Je ne reviens pas sur ce que j’ai déjà écrit à plusieurs reprises à ce sujet, voir par exemple mon blog du 25 février 2018 ayant pour titre « Un Préfet ou un Calife pour l’Islam de France »

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Les larmes de Marie

La fête de l’Assomption, si l’on y réfléchit bien, n’est pas seulement une fête religieuse, c’est aussi, du moins pour les français une fête nationale. Le 10 février 1638, le roi Louis XIII plaçait son royaume sous la protection de la Vierge Marie, offrant à la Mère de Dieu sa couronne et son sceptre, en remerciement pour la grossesse de son épouse, attendue depuis 23 ans. La Vierge avait révélé à frère Fiacre, le 27 octobre 1637, qu’un fils serait accordé à la reine si elle accomplissait trois neuvaines. Celles-ci furent achevées le 5 décembre suivant. Et le 5 septembre 1738 naissait le futur Louis XIV, appelé aussi Dieudonné. Louis XIII avait donc prononcé son vœu dès les premiers signes de grossesse de la reine ; l’ordre d’organiser des processions le 15 août dans tout le royaume date de cette époque, alors que le dogme de l’Assomption n’était pas encore proclamé (il faudra attendre 1950). Cette piété populaire fut extrêmement forte, au point que plusieurs siècles plus tard, malgré la tourmente révolutionnaire, elle subsistait. Ainsi l’empereur Napoléon 1er décida-t’il en 1806 qu’on fêterait la Saint Napoléon le 15 août qui demeura fête nationale jusqu’en 1815. Elle le redevint en 1852 avec le second empire jusqu’en 1870. La troisième république supprima bien évidemment cette fête impériale ôtant au 15 août, du moins officiellement, son caractère de festivité nationale, mais attendit 1880 pour la remplacer par le 14 juillet ! Lire la Suite →

« Le Christ au dépotoir » article de Léon Bloy (1846-1917) paru dans Le Pal (1885)

Pour tenter d’échapper à l’ennui et à l’agacement produits par le climat de cet été 2018, je vous propose la lecture de textes d’un de nos auteurs catholiques les plus « décapants », aux vues particulièrement prophétiques sur l’ignoble civilisation issue de la révolution française. En douteriez-vous ?

Dans un article daté du 3 novembre 2017, intitulé « Qui sont les catholiques qui lisent Léon Bloy aujourd’hui ? » la journaliste de La Croix répondait « Peu connu du grand public, il reste un auteur important pour de nombreux convertis au catholicisme et certains milieux catholiques de droite. ». Or chacun sait que les nouveaux convertis sont mal vus par le catholicisme officiel que la Croix représente avec authenticité. Ceux-ci gênent parce qu’ils troublent la sérénité des dialogues œcuméniques et inter religieux. Quant aux catholiques de droite, ils n’appartiennent pas à la pensée théologiquement correcte que La Croix diffuse avec autant d’exactitude qu’au temps de l’affaire Dreyfus, période où il était de bon ton d’être anti dreyfusard. C’est en effet ce journal qui conduisit la grande majorité des catholiques dans un antisémitisme qui fut lourd de conséquences ! Léon Bloy ne fit pas partie du troupeau. Il continua à témoigner d’un catholicisme sans concession, mais pour qui y regarde de près, toujours charitable, malgré un humour caustique très biblique, complètement hermétique à la bien-pensance d’hier et d’aujourd’hui. Si un certain nombre de prêtres s’exprimaient comme Léon Bloy, on ne s’ennuierait plus pendant les homélies, comme cela arrive trop souvent ! Lire la Suite →

Une grande victoire contre le cléricalisme, remportée par un français ?
«  Un chanoine laïc à la cathédrale de Latran »

Le 9 avril dernier au collège des Bernardins, le Président de la République, après avoir rappelé à Monseigneur Pontier que « pour nous retrouver ici ce soir, nous avons, vous et moi, bravé les sceptiques de chaque bord », expliquait le but de cette entreprise « si nous l’avons fait, c’est sans doute que nous partageons confusément le sentiment que le lien entre l’Eglise et l’Etat s’est abîmé, et qu’il nous importe à vous comme à moi de le réparer ». Ces paroles inauguraient un important discours que j’ai commenté dans un précédent blog « Le grand soir » (15 avril 2018).

Ensuite, le 26 juin, le Président, après avoir été reçu par le Pape, pénétrait dans la Cathédrale de Latran pour occuper, en tant que Chef de l’Etat français, sa place de chanoine d’honneur de ce chapitre cathédral. Il prenait la suite d’Henri IV et des rois ses successeurs, mais aussi  celle des présidents Coty, De Gaulle, Giscard d’Estaing, Chirac et Sarkozy. A-t’il pour autant fait allégeance au Saint Père et revêtu la soutane de ses confrères ? A-t’il ostensiblement participé religieusement à la courte cérémonie organisée pour l’occasion ? Non ! Mais avec dignité et simplicité, il a par sa présence physique perpétué une tradition séculaire qui honore la France au travers de celui qui se trouve à sa tête. Il a aussi maintenu une tradition, quant à elle multiséculaire : l’entretien de relations privilégiées de notre pays avec le Saint Siège. Celles-ci relèvent autant du spirituel que du politique. Je reviendrai plus loin sur le discours qu’il a ensuite prononcé, centré sur l’importance des liens entre la France et le Saint Siège. Et pour montrer à certains esprits chagrins qu’il n’y avait là aucune innovation, mais une continuité qui fut familière à nos grands politiques quels qu’aient été leurs positions en matière religieuse, je me réfèrerai à quelques exemples de notre histoire moderne. Lire la Suite →