Les jeux du foulard

Cette « distraction » de certains jeunes enfants, et même adolescents, avait cours dans les années 2000. Il sagissait ni plus ni moins que de frôler la mort par asphyxie, en s’étranglant, voire en s’étouffant avec laide dun foulard serré autour du cou. On avait paraît-il des visions, on se défiait les uns les autres, on jouait à se faire peur en sapprochant le plus près possible de la mort. Mais voilà, la mort aime être prise au sérieux, elle ne se laisse pas approcher comme une bête sauvage enfermée dans une cage. La porte peut brusquement souvrir et aspirer limpertinent curieux !

En 2009, ce jeu fit officiellement 12 morts. Aussi le député Philippe Goujon put-il faire voter à lunanimité par lAssemblée nationale une loi punissant de trois ans de prison et de 75 000 € damendes les sites Internet ou autres organismes faisant la promotion de ce jeu (voir le journal Le Parisien du 12/02/2010). À ma connaissance, ce fut dissuasif.

Mais voici quun autre foulard a réapparu depuis, associé à dautres symboles, liés à un mouvement global, composé dune association terroriste internationale quon appelle l’État Islamique, le califat ou encore DAESH, et de ceux qui sy affilient ou lui font allégeance. Ils tuent des soldats français, ils commettent des attentats visant des civils sur notre sol et dans dautres pays dEurope qui ont provoqué de nombreuses morts ainsi que de graves blessures. Ceux et celles qui portent et revendiquent les mêmes symboles que ceux de ce mouvement ne peuvent donc apparaître que comme suspects dans un pays quil attaque régulièrement. Lire la Suite →

Battre le pavé et battre le tambour

Je restitue, telles que nous les a transmises le journal Le Monde, quelques déclarations de nos autorités ecclésiastiques prononcées lors de la conférence organisée par la Conférence des évêques de France ce lundi 16 septembre dernier.

Mgr Éric de Moulins-Beaufort, Archevêque de Reims et président de la CEF : « Nous devons constater que nos responsables politiques restent aveugles aux enjeux de ce qu’ils vont décider. » et qu’ils ne « tiennent pas vraiment compte du résultat des états généraux de la bioéthique » (qui ont précédé le vote de la loi).

Mgr Michel Aupetit, Archevêque de Paris : « Nous sommes dans l’ère du professeur Nimbus et des savants fous ». Il avait ajouté « le principe de précaution ne s’applique pas. C’est pour le moins étonnant » (ce principe figure en effet dans le préambule de la Constitution de la cinquième république, entré en vigueur le 1er mars 2005, article 5 de la charte de l’environnement).

Mgr Pierre d’Ornellas Archevêque de Rennes et spécialiste de la bioéthique à la CEF : « Une telle révolution dans le droit de la filiation est-elle voulue par le peuple français ? » Lire la Suite →

Combattre ou disparaitre

Le repos des vacances peut être mis à profit pour une réflexion fructueuse sur les sujets importants – c’est justement ce qu’on appelle la « tête reposée ». Et parmi ceux-ci figure à mon sens la nature du pouvoir politique, et de là, la nature du pouvoir que nous pensons exercer sur nous-mêmes. C’est une réflexion que je conduis moi-même depuis fort longtemps, et dont je souhaite partager quelques résultats.

Ce sur quoi je voudrais attirer l’attention, ce qui est de nouveau en cause aujourd’hui, et d’une manière dramatique et urgente, c’est le respect de la vie et la dénonciation de la prétention humaine à s’en rendre seule maîtresse et seule juge. Ce totalitarisme barbare s’épanouit aujourd’hui grâce à trois situations créées par ses partisans : la fin des états nations, le retour en force d’un des moteurs les plus pernicieux de la philosophie des Lumières, qui est la foi aveugle dans le progrès, et, j’ai honte de le dire, la mollesse des Églises. Lire la Suite →

Le chagrin et la colère !

 

Oui, j’ai exclu le mot pitié qui figurait dans un titre de film célèbre, qui traitait de la vie des français pendant l’occupation allemande ! Pourquoi alors cette demie référence à cette époque ? Parce que, pendant cette période, on estime à 45 000 le nombre de handicapés mentaux mis à mort dans les hôpitaux psychiatriques de France par privation de nourriture et autres manques de soins, suivant les directives de l’occupant qui avait commencé ce sinistre plan chez lui dès 1939 (commémoration de ce crime odieux et précision de ce chiffre, par le président François Hollande le 10 décembre 2016). Et voici quels étaient les ordres allemands d’avant guerre « Ceux-ci (le Reichsleiter Bouhler et le médecin Brandt) pourront accorder une mort miséricordieuse (Gnadentod) aux malades qui auront été jugés incurables selon une appréciation aussi rigoureuse que possible. » signé Adolf Hitler. Ce beau mot de Gnade qui en allemand signifie effectivement miséricorde est aussi employé pour désigner la grâce, et quelle grâce ! Celle que nous obtient Jésus Christ par sa mort sur la croix. Qui peut oser se moquer autant de Dieu que Satan lui-même ? Hitler n’était-il pas un de ses plus zélés serviteurs ? Lire la Suite →

007

Ces trois chiffres, qu’on voit accolés au nom d’un célèbre héros de romans d’espionnage, portés de surcroît à l’écran, signifie que l’agent secret qui se les voit attribués, a le permis de tuer. On comprend qu’un tel pouvoir fasse fantasmer, surtout dans un pays qui a aboli la peine de mort et se livre à de longues et méticuleuses enquêtes sur des policiers, gendarmes ou militaires qui ont fait usage de leurs armes, se croyant agressés et de ce fait en situation de légitime défense. Ce pays, patrie des droits de l’homme, comme beaucoup de nos orateurs ou écrivains « patentés » aiment à le rappeler (en pensant à 1789, bien sûr !), la France serait donc ainsi la championne du respect de la vie, de la liberté, bref, de tous les bienfaits de la modernité issue des Lumières du XVIIIème siècle qui n’en finissent plus de nous éblouir. Le temps des vacances est propice, pour les dirigeants, à la réalisation de mauvais coups. Mon regretté père me disait qu’à cette période de l’année « la moitié de la France peut crever, l’autre moitié s’en fout. »

Ainsi, en ce mardi 2 juillet nous apprenons en même temps, que nos députés vont discuter et légiférer sur la vertu ou la nocivité des fessées et que le médecin responsable des soins de Vincent Lambert va arrêter de le nourrir et de l’hydrater suite à une décision de la Cour de Cassation. Lire la Suite →

I have a dream

Oui ! Je fais un rêve, ou plutôt un cauchemar. J’entends tout d’abord l’appel musulman à la prière et vois dans une brume épaisse, une forme d’église classique. Je pense immédiatement au dernier livre que j’ai écrit avec Odon Lafontaine « La Laïcité mère porteuse de l’Islam ? » dont la couverture représente le Panthéon entouré de quatre minarets. Mais, non, c’était la cathédrale Saint Louis des Invalides.

Des bruits de martèlement de bois se font immédiatement entendre. La statue de Napoléon était descendue de sa niche, et donnait de grands coups de pieds dans la porte de la cathédrale. Celles-ci finirent par s’ouvrir. Telle la statue du Commandeur, l’empereur s’avança dans la nef, et s’arrêta devant la chaire face au muezzin d’occasion qui se tut. « Descends d’ici et tais toi, et surtout quitte vite ce lieu avec tes complices, ce n’est pas pour cela que j’ai signé un concordat avec le Pape. D’ailleurs ta religion n’en fait pas partie dans les articles organiques ! ». Puis marchant droit vers l’ambassadeur du Kosovo, il lui dit « Sors d’ici, tu n’es plus personna grata en France. Retourne chez les turcs tes maîtres. Ce n’est pas parce que j’ai parlé aimablement avec Suleiman, comme tu as pu le lire dans le Moniteur du 27 novembre 1798 (1) que tu as le droit d’être grossier en France et de nous faire des farces de mauvais goût. ». L’excellence s’enfuit à toutes jambes. Lire la Suite →