Parole de la semaine – 24e dimanche du temps ordinaire

Pour ce 24e dimanche du temps ordinaire, l’Eglise nous invite à méditer sur Matthieu 18, 21-35. Comme dimanche dernier Il y est question du pardon. A partir d’une question de Pierre, Jésus ordonne à ses disciples de toujours pardonner et illustre son propos par la célèbre parabole du serviteur impitoyable. Tout le texte vise le comportement du croyant comme personne privée et non les structures de la société. Cette dernière doit en effet par sa police et sa justice user de la force contre les « méchants » , et cela contribue d’ailleurs à aider au pardon ceux qui ont été leurs victimes. Mais l’essentiel, pour tous, pécheurs honnêtes ou scandaleux, c’est d’avoir conscience qu’ils ne pourront jamais rembourser leur dette envers Dieu, ce que ne comprend pas le serviteur de la parabole. Voici la conclusion de l’homélie :

Et la parabole va illustrer par le même procédé d’exagération, mode oriental d’enseignement je l’ai déjà dit, mais qui ici dépasse la manière pédagogique pour exprimer ce qui est au centre même du mystère du salut : l’immense miséricorde de Dieu mise en lumière par l’énormité du péché de l’homme, montrant ainsi d’une manière ô combien magistrale qu’on ne peut pas parler de l’un sans l’autre. Lire la Suite →

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Parole de la semaine – 22e dimanche du temps ordinaire

Pour ce 22e dimanche du temps ordinaire, l’Eglise nous invite à méditer sur Matthieu 16, 21-27 qui font suite à la célèbre confession de Pierre et à la non moins célèbre promesse de Jésus : « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise… ». Et voilà qu’ensuite, ce grand apôtre se fait traiter de Satan ! Pourquoi ? Tout simplement parce que n’admettant pas la passion et ce qui devait suivre, il n’envisage la glorification de son Maître que selon les critères de ce monde, il refuse le mystère de la croix. De fait, la croix comme supplice est un échec cuisant et infamant, tant pour les romains que pour les juifs ! Maudit est celui qui est pendu au bois ! Mais dans le cas de Jésus, c’est une apparence ! C’est « l’hameçon » auquel le diable, Satan justement se fera prendre, et à sa suite tous ceux qui demeurerons volontairement ou non des aveugles devant la Lumière du Christ. Réfléchissons à tout le mal qu’ont produit ceux qui ont trahi la refondation chrétienne de l’Europe au moment où il s’agissait de la reconstruire. Le « arrière de moi Satan » est aussi pour eux :

Regardez le chemin parcouru entre un des grands moments fondateur de la reconstruction de l’Union Européenne, le traité d’amitié Franco-Allemand signé par Charles de Gaulle et Konrad Adenauer. Cette réconciliation fut scellée par une messe à la cathédrale de Reims où les deux chefs politiques prièrent. Et voyons où nous en sommes aujourd’hui depuis que d’autres chefs d’Etat ont poussé l’Europe à apostasier en refusant de reconnaître ses origines chrétiennes. Lire la Suite →

Parole de la semaine – 20e dimanche du temps ordinaire

Pour ce 20ème dimanche du temps ordinaire, l’Eglise nous invite à méditer sur trois textes qui traitent du problème de l’évangélisation des juifs et des païens. Le premier texte, Isaïe 56, 1-7, évoque la venue des païens au vrai Dieu. On remarquera que ces étrangers qui viennent vers la Maison du Seigneur doivent se conformer aux coutumes du pays… ! L’Evangile nous rapporte le célèbre épisode de la rencontre de Jésus et de la femme cananéenne (Matthieu 15, 21-28). Demandant la guérison de sa fille, elle se heurte d’abord au silence du Christ. Voici la fin de l’homélie :

Mais Dieu agit toujours après le silence. Pensons au grand silence d’avant la création dans la tradition juive. Après le silence de Jésus la femme se heurte à deux paroles. La première est une déclaration dont elle devrait logiquement déduire que Jésus ne peut rien pour elle puisqu’elle ne fait pas partie des brebis de la maison d’Israël. Elle pourrait donc s’en aller sur ce simple constat d’incompatibilité. Ce serait sans risque personnel pour elle, sinon pour sa demande pour sa fille, mais commode en tout cas pour tout les autres. Lire la Suite →

Parole de la semaine – 17e dimanche du temps ordinaire

Pour ce 17e dimanche du temps ordinaire, l’Eglise nous invite à méditer sur Matthieu 13 v 44-52. En ces temps de dialogues inter religieux souvent malmenés et où on incrimine encore Vatican II et Nostra Aetate, je renvoie à la dernière partie de l’homélie :

Le cas du négociant en perles fines lui est différent. Nous l’avons relevé, il fait partie des chercheurs en spiritualité, et ces perles ont beau avoir de la valeur, elles ne sont pas de valeur égale ; la révélation chrétienne les dépasse toutes. C’est ainsi qu’il faut à mon avis comprendre le texte de Vatican II « Nostra Aetate », la déclaration de l’Eglise sur les religions non chrétiennes. Le Concile n’a rien innové, beaucoup de Pères de l’Eglise voyaient dans la paganisme une préparation au christianisme des non juifs, et saint Augustin lui-même comprendra Platon comme une sorte de première approche de l’Evangile. Tout cela cadre d’ailleurs avec ce que saint Paul écrit dans l’Epitre aux Romains chapitre premier sur la révélation naturelle : « car ce que l’on peut connaître de Dieu est pour eux manifeste, Dieu le leur a manifesté. En effet depuis la création du monde ses perfections invisibles, éternelles puissances et divinités, sont visibles à l’intelligence dans ses œuvres. » (Romains 1, 19-20). Lire la Suite →

Parole de la semaine – 13e dimanche du temps ordinaire

Pour ce 13e dimanche du temps ordinaire, l’Eglise nous invite à méditer sur Matthieu 10, 37-42. Voici la première partie de l’homélie :

C’est toujours le ministère apostolique des douze et sa succession qui est ici visé, et Jésus nous donne une liste de conditions pour assumer cette fonction. Il commence par des demandes rudes et difficiles sans autres contreparties que l’admission au rang de disciple. Il termine par d’autres requêtes évoquant des récompenses. Cela dit Jésus débute très fort puisqu’il exige de son futur disciple de l’aimer plus que son père ou sa mère. Comment ne pas penser alors à l’un des dix commandements ; « honore ton père et ta mère », commandement concernant le prochain (le plus proche), placé cependant sur la première table de la loi avec les commandements qui ont rapport à Dieu. Ce commandement est à la base du respect de la famille dans la Bible et cela est d’ailleurs rappelé par le verset suivant concernant fils et filles. Nous avons montré dans une récente brochure[1] l’importance des fondements bibliques de paternité et maternité, battus en brèche aujourd’hui dans notre pays et dans d’autres par des lois opposées à la loi naturelle, relevant donc du crime contre l’humanité de l’homme, lois auxquelles en fait aucun chrétien n’est tenu d’obéir. Elles n’ont pas plus de valeur morale et de légitimité que les lois racistes de Nuremberg édictées elles aussi par un pouvoir légal mais fou ! Lire la Suite →

Parole de la semaine – Le Saint Sacrement : Corps et Sang du Christ

En affirmant « moi je suis le pain vivant qui est descendu du ciel », Jésus se proclame la manne nouvelle, manne nouvelle supérieure à l’ancienne si l’on suit bien l’ensemble de son propos. Et sur quoi porte la nouveauté ? Sur la puissance de vie produite par cette manne. Alors que les bénéficiaires de la première manne avec Moïse au désert n’ont vu que leur vie prolongée par elle et ont tout de même finalement connu la mort, ceux qui mangeront la manne nouvelle vivront pour l’éternité. « Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement » dit Jésus. Et tout notre passage nous explique en fait comment, en participant à l’Eucharistie, le chrétien fait entrer en lui la vie éternelle.

Et le vocabulaire employé par Jean est extrêmement fort et précis. Jésus dit en effet que le pain qu’il va donner c’est sa chair, son corps. Ensuite il ajoute « celui qui mange ma chair et boit mon sang. » Le verbe traduit ici par manger veut dire littéralement « mâcher », « croquer », ce qui insiste sur la nécessité de manger réellement. Lire la Suite →

Parole de la semaine – Dimanche de la Pentecôte

Dans l’évangile selon saint Jean la pentecôte nous est apparemment décrite dans un climat de peur. Les portes sont verrouillées sur cette réunion des apôtres car c’est d’eux qu’il s’agit, si on lit tout le chapitre 20. Le verset qui suit notre passage (24) nous dit en effet « cependant Thomas l’un des douze, celui qu’on appelle Didyme, n’était pas avec eux lorsque Jésus vint ». Ce qui en bonne logique signifie que Jésus n’est apparu qu’aux douze, ou plutôt ce qui en restait parce que Judas était mort et que Thomas était absent.

Cette mise au point constitue plus qu’un détail, les grâces accordées par la suite ne concerneront donc que les apôtres et leurs successeurs.

Ces portes verrouillées, j’y reviens, ont certes pour but de les défendre contre les juifs ennemis de Jésus nous dit le texte, mais aussi d’assurer par la même leur tranquillité. Lire la Suite →