Du bain de mer au bouillon de cultures

La loi « dite » solennellement par une très haute autorité juridique nous y emmène lentement mais sûrement, la même interprétation de faits analogues étant formulée par d’autres magistrats. Pour la présidente du syndicat de la magistrature, par exemple, Le port d’un bracelet électronique et la liberté surveillée étaient parfaitement justifiés et appropriés pour une personne fortement suspectée de terrorisme, et si elle assassine un prêtre ensuite, ce n’est vraiment pas de chances ! Pour un juge instructeur, un jeune djihadiste n’est qu’un adolescent fugueur. De bonnes remontrances suffisent, au pire une cellule… psychologique ! S’il déjoue la « surveillance » dont il est l’objet et retourne au djihad malgré ses promesses, ça lui passera à la longue, il est jeune, il peut changer ! Ses amis tuent nos soldats et commettent des attentats ! Nous nous battrons au nom des droits de l’homme et nous vaincrons parce que nous sommes « Charlie » et que chez nous la liberté est sacrée !

Alors oui, en cette terre de France, le burkini ne sera considéré que comme un symbole de plus de notre diversité culturelle, religieuse et philosophique. Pourquoi un pays comme le notre qui possède une telle variété de fromages n’aurait pas plusieurs costumes de bains ? Nous nous baignerons donc ensemble, dans un bouillon de cultures au risque de déstabiliser notre civilisation ! Mais cela peut lui donner un coup de jeunesse, et remettre en cause bien des idées reçues. Craindrions nous des printemps, mêmes arabes ? Mais il y a fort à parier que le burkini ne sera pas long à ne plus supporter le bikini et le maillot deux pièces ! Les Françaises musulmanes seront les premières à en faire l’expérience, bien avant les autres, même si leurs époux sont conseillers d’Etat !

N’étant point juriste, je me garderai bien de porter un jugement technique sur leur arrêt, pas plus d’ailleurs que sur la « production » des magistrats dont j’ai parlé précédemment. Je ferai simplement deux remarques et un rappel historique.

Deux remarques : le droit sert, entre autre, au maintien de l’ordre. Il s’exprime au nom du peuple français, voire le prononcé des jugements ! Sur l’ordre ! Faut- il rappeler que nous sommes en guerre contre des gens pour qui burka et donc burkini ne sont pas que des tenues vestimentaires ? Le burkini sur une plage, c’est un peu comme un verset du Coran lu dans une église. Une avancée de l’Islam salafiste, masquée (sans jeu de mots) et en douceur ! Les français « bien pensants », dont l’esprit anime les médias grands collecteurs de la pensée unique, Charlie, droits de l’homme, chrétiens de gauche, mariage pour tous et j’en passe, sont tellement obsédés par l’accueil de l’autre et « la place qu’il faut laisser à l’étranger » comme ils le chantent si bien à la messe, ne peuvent y voir malice ! Ils ont même prié le 15 août en disant à la suite de « Prions en Eglise » : « Avec Marie, modèle de la foi, présentons au Père l’Eglise : qu’elle soit courageuse dans l’affirmation de la foi et audacieuse dans l’accueil des autres religions. »

Eux qui ont été scandalisés par la mort du père Hamel, victime du fanatisme islamique, doivent l’être tout autant par ces autres pauvres victimes du violent racisme « néocolonial » que sont les femmes verbalisées à cause de leurs opinions religieuses. Le salafisme a maintenant ses martyres, de faibles femmes, comme le catholicisme avec son pauvre vieux prêtre ! Je constate par ailleurs avec intérêt que chez les anti burkinis, comme chez les pro, on se réclame de la laïcité ! Ce qui selon moi apporte un argument supplémentaire pour montrer la caducité de la loi de 1905. Alors venons en à l’histoire !

Pour les religions et les juges. Quand le candidat Juppé parle d’un accord solennel entre la République et l’Islam, il doit bien imaginer que la chose n’est envisageable que si l’Islam est considéré comme ce qu’il est : une religion ! Or la loi de 1905 ne reconnaît pas comme telles les différentes formes de christianisme ainsi que le judaïsme ! Ne serait- il pas réaliste et surtout plus juste de réfléchir d’abord à la manière dont la loi en 1905 a traité le fait religieux. Et de se demander si cela était équitable pour les religions concernées et avantageux pour l’Etat, j’entends par là dans le travail qui lui revient de droit en la matière : l’ordre public.

Et j’insiste sur ce point qui me parait capital, pour la France et en ce moment : judaïsme et christianisme doivent être traités ensemble et séparément de l’Islam. Me plaçant du seul point de vue du citoyen, je ne porte aucun jugement de valeur sur ces trois religions, et je demande à l’Etat la même neutralité. Les deux premières religions ont fait la France ! Ce n’est pas le cas de l’Islam ! Si ces deux religions ont connu quelquefois de graves problèmes, elles ont expérimenté pendant des siècles ce fameux « vivre ensemble » dont on nous rabat les oreilles. Nous avons connu l’édit de Nantes de 1598, sa révocation en 1685, puis l’édit de tolérance de 1787 qui commençait par donner l’état civil aux protestants, et qui devait s’étendre aux juifs. La mauvaise volonté des parlementaires (voilà déjà les juges !) empêcha le roi d’aller plus vite. La révolution accorda sur le papier une liberté religieuse qu’elle n’appliqua jamais. C’est Bonaparte en 1801 et 1802 qui donna un statut aux catholiques et aux protestants, et aux juifs en 1808. Pour ce dernier cas, les intéressés ne lui facilitèrent pas la tâche, d’où le retard par rapport aux autres ! Auparavant en 1806, leur communauté avait dû répondre à 12 questions préalables qu’on pourrait presque reprendre pour les musulmans ! Mais ici surgit un problème majeur, aussi peu vu par les responsables des cultes depuis qu’ils réfléchissent à l’organisation de l’Islam en France que par le candidat Juppé : avec qui l’Etat va-t’il signer? Le ou les signataires musulmans pourront ils être considérés comme représentatifs de leur communauté, comme le Pape pour les catholiques, les autorités synodales pour les protestants, le « grand sanhédrin » pour les juifs ? Et question subsidiaire : l’État signataire avec une puissance religieuse nouvelle dans ce pays, doit avoir préalablement traité en religion celles dont il s’est séparé en 1905, sans négociation préalable. Pour faire bref, aller au delà de la simple reconnaissance comme association cultuelle ! Ne pas vouloir franchir ce pas condamnerait à ne voir dans l’Islam que le même genre d’entité ! De quel droit alors pourrait-il avoir des exigences qui dépassent le strict exercice du culte ? Mais les autres dira-t’on ? Bonne question ! La réponse pour les juifs et les chrétiens a été donnée au coup par coup sur des sujets qui ne troublaient jamais l’ordre public. Les juristes qui ont eu à en connaître avaient ce sens de « l’humain religieux ». Le droit doit toujours demeurer au service du bien commun. Pour paraphraser Jésus, le droit comme le sabbat a été fait pour l’homme et non l’homme pour le droit ! Et j’en viens à mon second rappel historique.

Dans cette société bloquée d’avant 1789, les juristes, les parlementaires avec d’autres privilégiés, participaient largement à cet immobilisme, osant s’attaquer au pouvoir exécutif, en l’occurrence le roi, parce ce qu’il voulait les obliger à des réformes ! Ils interféraient en effet constamment dans le législatif, avec une légalité souvent bien discutable. Je ne sais si les membres du Conseil d’Etat connaissent l’activité qu’eut en ce temps le conseiller Duval d’Eprémesnil, mais je me permettrais de les exhorter à la méditer.

Soucieux d’abord de sa gloire au travers de sa famille (petite noblesse de fraîche date oblige), de ses affaires, au sens très large du terme, de sa popularité, tant auprès du peuple que des salons parisiens, il en arriva à fréquenter la très rationaliste loge maçonnique des Neufs Sœurs (qui initia Voltaire) et d’autres loges alchimistes à l’ésotérisme plus que douteux, à la recherche de la pierre philosophale. Et pour être toujours sur le devant de la scène, il entraîna le Parlement de Paris dans les entreprises les plus osées, et quelquefois les plus contradictoires. Ainsi va l’esprit de caste chez certains mégalomanes du pouvoir politique camouflé. Ce champion des libertés, cet adversaire du despotisme eut cette phrase mémorable contre le représentant du roi qui apportait l’édit de tolérance de 1787 : « Monsieur, vous crucifiez le Christ une seconde fois » ! Aussi stupéfiant à entendre que l’autorisation du burkini ! Et à force d’irréalisme de clan et d’égoïsme prétentieux qui contamina la grande majorité des « grands juges », les désordres vinrent, amenant la Terreur qui ôta à monsieur d’Eprémesnil la tête dont il s’était si mal servi ! Le Conseil d’Etat a peut-être dit le droit, mais à contretemps et d’une manière désincarnée. Et alors ce droit deviendra immanquablement le signe d’encouragement à d’autres provocations, à des violences aussi, sans parler des incitations à des ripostes législatives. Elles seront peut-être nécessaires ! Mais il ne faut pas se masquer leurs difficultés d’élaboration, surtout si on s’obstine à mettre sur le même pied d’égalité des religions qui ne peuvent pas l’être, compte tenu de leurs liens différents avec la civilisation et la culture françaises.

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6 commentaires

  1. Merci pour vos sermons qui réveil nos esprits endormis dans ce monde matérialiste. Je voudrais vous partager une des passages des ‘prophéties de Jésus à Maria Valtorta’ (qui a rédigée sur des milliers de pages, les visions privées qui lui ont été données) :
    Merci pour vos sermons qui réveil nos esprits endormis dans ce monde matérialiste. Je voudrais vous partager une des passages des ‘prophéties de Jésus à Maria Valtorta’ (qui a rédigée sur des milliers de pages, les visions privées qui lui ont été données) :
    « Séparez-vous de ceux qui sont idolâtres de Satan, du monde et de la chair. Sans mépris, séparez-vous-en. Le mépris ne sert de rien ; il gâche tout, inutilement. Mais séparez-vous en pour n’être pas contaminés par eux. Aimez-les d’un amour de rédempteurs, mettant entre vous et eux votre foi dans le Christ comme rempart. Vous n’êtes pas assez forts pour pouvoir vivre sans danger au milieu d’eux ; trop de siècles de décadence spirituelle de plus en plus forte vous ont affaiblis. Imitez les premiers chrétiens. Sachez vivre dans le monde, mais isolés du monde par la force de votre amour pour Dieu. »
    « Dans les siècles passés, de monstrueuses erreurs ont suscité les antipapes et les schismes qui, aussi bien les uns que les autres, ont divisé les consciences en deux camps opposés, provoquant la ruine d’un nombre incalculable d’âmes. Dans les temps futurs, ces mêmes erreurs provoqueront l’Erreur, c’est-à-dire l’abomination dans la Maison de Dieu, signe précurseur de la fin du monde »
    Ces deux extraits trop courts et insuffisant pour étayer clairement les paroles données à Maria Valtorta par Jésus, nous interpellent encore plus aujourd’hui où notre monde semble se perdre dans la caricature qui dépeignât les fins de chaque civilisation.

    Avec vous je constate que les séminaires qui sont remplit en France, ne sont pas ceux qui courent après les préceptes néo-protestant et gallicans à en oublier la Bible au profit d’une vision trop sociale.
    Maria Valtorta, est décriée par une partie du clergé français, qui pour presque tous ne s’expriment que sans l’avoir lu. Et pourtant, Pie XII l’a lu et a donné la permission de l’éditer : « Publiez l’œuvre telle quelle. Il n’y a pas lieu de donner une opinion quant à son origine, qu’elle soit extraordinaire ou non. Ceux qui liront, comprendront » : .l’encouragement explicite et public du Pape Pie XII à la publication de cette vie de Jésus (audience du 26 février 1948), ; le futur Paul VI acheta les dix volumes de l’œuvre pour son séminaire. Jean-Paul 2 avait sur son bureau … Depuis 70 ans Rome et ses grands théologiens, exégètes se sont penchés sur ses écrits.
    P. Gabriel M. Roschini (o.s.m.) (1900-1977), Fondateur de l’Université pontificale de théologie « Marianum » et Conseiller au Saint-Siège : Ce philosophe, théologien, hagiographe, mariologue auteur de 130 ouvrages, écrit dans la préface de son livre « La Vierge Marie dans l’œuvre de Maria Valtorta » :
    « Qui veut connaître la Sainte Vierge en parfaite harmonie avec le Concile Vatican II, les Saintes Écritures et la Tradition de l’Église, se doit de puiser à la mariologie valtortienne […] car La Vierge Marie dans l’œuvre de Maria Valtorta est le plus important de mes livres… la mariologie qui se dégage des écrits publiés et inédits de Maria Valtorta a été pour moi une vraie découverte. Aucun autre écrit marial, pas même la somme de tous ceux que j’ai lus et étudiés, n’avait été en mesure de me donner sur Marie, chef-d’œuvre de Dieu, une idée aussi claire, aussi vive, aussi complète, aussi lumineuse et aussi fascinante, à la fois simple et sublime, que les écrits de Maria Valtorta ».

    Dans cet ouvrage, il classe Maria Valtorta dans « les dix-huit principales mystiques (mariales) des temps anciens et modernes »

    « La Vierge Marie dans l’œuvre de Maria Valtorta » – 1973 – Éditions M. Kolbe et edizioni Pisani – ISBN 2920285017. Ce livre a fait l’objet d’une lettre de félicitation de la Secrétairerie d’État – la plus haute instance du Vatican – qui mentionne explicitement le soutien du Pape Paul VI.
    Sainte Thérèse de Calcutta : Selon ce que rapporte le Père Leo Maasburg, responsable national des missions à Vienne en Autriche et confesseur occasionnel de Mère Teresa pendant 4 ans, elle se déplaçait toujours avec trois livres : La Bible son Bréviaire et un troisième livre. À la question du P. Leo, elle lui dit qu’il s’agissait d’un livre de Maria Valtorta. À sa demande sur le contenu, elle lui dit et répéta simplement : « lisez-le ». Interrogé récemment par « Chrétiens Magazine » sur l’avis de Mère Teresa sur l’œuvre de Maria Valtorta, le P. Leo Maasburg confirme simplement : « Pour ce qui est de l’attitude de Mère Teresa à propos de Valtorta, je me souviens clairement de sa réaction positive sans me rappeler plus de détails ».
    Saint Padré Pio : À Elisa Lucchi, une pénitente, qui lui demande, un an avant sa mort, conseil pour la lecture de « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé », Padre Pio répond : « Non seulement je vous permets de le lire, mais je vous le recommande »
    « L’œuvre de Maria Valtorta ne raconte donc pas un nouvel Évangile et le dit clairement : il l’illustre. Une référence constante à la Bible et aux textes fondamentaux de l’Église permet au lecteur de le vérifier par lui-même. »
    « Écrites sans aucunes ratures, les milliers de pages manuscrites relatent, dans un style vivant et passionnant, les actes et les enseignements de Jésus au cours de ses trois années de vie publique, et les scènes de son enfance. L’authenticité des milliers de détails historiques, botaniques, archéologiques, astronomiques, … ont été vérifiés scientifiquement par Jean-François Lavère dans l’un de ses livres. “
    Puisse ces écrits, si vous ne les connaissez pas vous apporter tous les bienfaits qu’ils apportent à tous les lecteurs, éclairant et illustrant les EVANGILES, puissent apporter à vos lecteurs cette énergie imperceptible qui fait grandir la FOI

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  2. S’y ajoute le fait que l’islam n’est pas « simplement » une religion au sens où on l’entend usuellement chez nous.

    Non seulement parce que l’islam comporte une liste de stipulations et d’interdits auquel aucun catholique ou athée ne songerait, mais en plus parce que l’islam donne aux musulmans comme horizon la domination du monde.

    L’islam rentre ainsi très malaisément dans les cases prévues. Les politiques, les juristes, les hommes f’Eglise, les journalistes, les universitaires n’y comprennent rien.

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  3. bien reçu votre article . Pour ma part je ne peux que prier et je crois à la force de la prière . Nous payons nos infidélités et notre laxisme , trop pris par la drogue de la consommation et la recherche du plaisir . Le mot «  » ascèse « est devenu tabou (« Dieu ne demande pas cela !!!!! ») Tous les Saints ont été des ascètes ,qui me contredira ? La vie chrétienne est un combat , nous devons nous convertir , moi la première … ». S’il y a 10 justes , NInive ne sera pas détruite …  » Comment vivre cette Parole de jESUS : »aimez vos ennemis , faites du bien à ceux qui vous persécutent « Q’uattend -IL de nous ? Comment vivre cette parole ??? Merçi pour tout ce que vous faites …Que soit faite la volonté du Dieu de PAIX !!!

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