La Guerre

A juste titre ce mot fait peur ! Aujourd’hui, en ce dimanche 15 novembre 2015, j’ose dire qu’il soulage, parce qu’il exprime la vérité, trop longtemps camouflée, et que sa prononciation par des voix officielles et autorisées va permettre enfin une mobilisation générale contre un ennemi clairement désigné samedi 14 novembre par le Chef de l’Etat : Daech !

Volontairement, je ne veux pas revenir sur le passé en ce qui concerne nos autorités politiques. Elles ont pour elles la légalité et ont tenu ces deux derniers jours un discours de rassemblement de tous les français pour le présent et l’avenir ! Je rejoins l’avis du professeur Joël Hautebert exprimé dans le journal « L’Homme Nouveau » (lien). Le Président de la République, sans renier ses principes personnels, a su trouver pour une fois les mots justes et vrais qui pouvaient rassembler une grande majorité de français ! Références à la patrie, aux valeurs de respect de l’homme, caractéristiques de la France (à cause de sa civilisation judéo chrétienne, ce que n’a pas dit le Président, mais en l’occurrence je ne le lui reproche pas pour l’instant présent), désignation de l’ennemi enfin en parlant de Daech, et du djihadisme (référence donc à l’Islam, j’y reviendrai). Il a clairement exprimé que nous étions en guerre et que la France serait « impitoyable » ! Ces justes propos doivent se traduire en actes ! Sinon, il vaudrait mieux ne pas les avoir tenus ! Cela implique des changements dans notre politique étrangère, dans notre tactique militaire à l’extérieur, une écoute plus attentive de nos « services » de sécurité intérieure, des moyens plus adaptés à la menace ! Je n’entre pas dans les détails, cela ne me regarde pas de prime abord comme prêtre, d’autant plus que les autorités responsables sembles prêtes à agir.

Je ne resterai donc que sur le terrain religieux et moral ! Je salue le fait qu’on ait parlé de guerre, personnellement je le fais depuis que le Pape François a déclaré que la 3eme guerre mondiale était commencée ! (Voir mon blog et mes homélies lors de messes commémoratives). J’en appelle aux anciens combattants qui m’ont entendu, comme aux paroissiens des différentes églises du doyenné de Saint Germain en Laye, pour qui je célèbre la messe. Notre environnement a changé et nous ne pouvons, comme prêtres annonçant Jésus-Christ la Vérité même, que dire la vérité ! Dire que nous sommes en guerre c’est préparer à vivre et à mourir autrement, comme le prêchait celui qui présidait la messe concélébrée ce matin.

C’est aussi exhorter l’autorité politique à se montrer impitoyable vis à vis des criminels terroristes et à aller peut-être plus loin que l’état d’urgence ! Il est à craindre en effet qu’il faille établir la loi martiale avec le risque de la peine de mort pour les terroristes et leurs complices ! Le catéchisme de l’Eglise catholique de 1992 prévoit ces situations exceptionnelles ! En fait il s’agit de savoir qui doit bénéficier de notre pitié dans de telles situations ! Car pour un chrétien celle-ci doit avoir une place. Mais pour qu’elle l’ait il faut faire un choix ! S’y refuser c’est exclure complètement la miséricorde !

Personnellement je choisis les victimes et leurs familles, en songeant aussi aux futures victimes ! Si l’on ne veut pas voir arriver une guerre civile en France avec des commandos de la mort, il faut que l’Etat se donne les moyens d’anéantir définitivement les auteurs de crimes contre l’humanité ! Et l’Eglise doit veiller alors à ce qu’elle dit comme aussi à ce qu’écrivent certains ! Je me place dans le lot ! J’accepte par avance le jugement théologique de mes supérieurs, et j’userai alors selon les normes du droit de la possibilité de faire appel. Cela dit, il faut que cesse dans les journaux au label catholique certains propos ! En temps de guerre, et nous y sommes depuis plusieurs années, il n’y a plus d’idiots utiles. Compte tenu des circonstances, ils sont tous inutiles voire nuisibles !

Un exemple ? Dans le journal La Croix du 19 octobre 2015, madame Marie Boeton, dans un article « Questions autour de l’exécution de djihadistes français », manifestait son « émotion » et suggérait l’enlèvement de ces criminels par nos soldats pour les faire juger en France ! Comment pouvait-on, déjà à cette date, imaginer qu’un djihadiste puisse se laisser enlever ou prendre vivant sans commettre auparavant le maximum de dégâts en vies humaines pour finalement se faire abattre ou se faire exploser ? J’espère que Madame Boeton a maintenant compris après ce qui s’est passé vendredi soir dernier à Paris que son propos était stupide et à la limite criminel.

Je ne sais si ces exécutions sont réelles ! Mais si elles l’étaient, je les approuve au nom de la raison d’Etat et de la protection de la population, car les djihadistes que Daech laisse revenir, ont l’obligation de commettre des attentats en France. Nous manquons de soldats et il serait criminel de leur faire risquer leur vie pour arrêter des criminels contre l’humanité, qui, quel que soit leur âge n’ont plus de place parmi nous en France ! Persister à leur manifester de la pitié aux dépens de ceux qui la méritent vraiment (les victimes) amène à douter des sentiments du journaliste, voir du journal. Serait-ce une réapparition du démon anti-français qui dès les années 1954 et suivantes suscitait la sympathie pour les « porteurs de valise du FLN » et accablait de mépris nos anciens combattants d’Indochine ? En temps de guerre, j’accepte le « à tout péché miséricorde » comme prêtre uniquement. Mais cela implique reconnaissance de la faute !

Présentement cela signifie les excuses de la journaliste, et du journal la Croix à l’Etat et aussi à l’Armée ! Sinon il donnerait raison à monsieur le ministre Peillon qui a écrit que le catholicisme n’avait pas sa place dans la République ! Mais peut- être que ce journal est l’allié objectif de monsieur le ministre Peillon ? Penserait- il comme lui que « La révolution française n’est pas terminée » (titre du livre écrit par lui en 2008 où il tient ses propos) ?

Sans excuses claires concernant cet article qui se fait complice du terrorisme, il conviendrait que tout catholique patriote et attaché aux valeurs que la France défend se désabonnât de ce journal ou ne l’achète plus ! Le temps de guerre oblige à des positions fermes et tranchées contre tout ce qui peut porter atteinte au moral de l’armée et à l’autorité de l’Etat qui remplit son rôle de défenseur de la patrie.

Il est plus que temps enfin que toutes les autorités religieuses musulmanes de France fassent entendre clairement leur position sur le djihâd et sur quelques autres questions incontournables pour que cette religion puisse continuer à être tolérée en France : que veut dire naître musulman, a-t=on la liberté de changer de religion, qu’est- ce que le djihâd, quel est le statut des femmes….etc. Et il y a d’autres questions, je n’évoque ici que le plus urgent.

En bref il faut que l’Etat prenne en compte la réalité religieuse de l’Islam. Il existe de nombreux spécialistes de cette question ! Même exigence pour certaines voix catholiques d’une nullité affligeante sur cette question. Et en ce moment le « affligeant » devient criminel. Puisse donc la guerre ne pas faire que des victimes ! Qu’elle aille au delà d’une approche de la vérité en la plaçant devant nos yeux. Que cette vérité nous rende encore plus libres comme l’a dit Jésus. Donc aussi plus proche de Dieu par l’amour et la soif de justice.

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19 commentaires

  1. Mgr Stanislas Lalanne, évêque de Pontoise, déclare à la radio RCF : « les chrétiens doivent vivre ces liens de proximité et de fraternité [avec les autres religions NDLR], et surtout de ne pas faire d’amalgame entre le terrorisme et la religion musulmane. Le pape lui-même l’a rappelé, on ne peut pas utiliser le nom de Dieu pour justifier la violence, c’est vraiment un blasphème. »

    Qui utilise préférentiellement le nom de Dieu pour justifier la violence (illégitime) ? Cette question tombe bien.

    A trois jours près c’est le deuxième anniversaire de la publication de l’exhortation évangélique Evangelii gaudium. Ce texte est plein de bonnes choses, mais qu’en est-il pour l’islam (paragraphes 252 et 253) ?
    http://w2.vatican.va/content/f

    La fin de 253 est particulièrement stupéfiante : « Face aux épisodes de fondamentalisme violent qui nous inquiètent, l’affection envers les vrais croyants de l’Islam doit nous porter à éviter d’odieuses généralisations, parce que le véritable Islam et une adéquate interprétation du Coran s’opposent à toute violence ».

    Le pape peut bénéficier à Rome de l’expertise du Pontificio Istituto di Studi Arabi e d’Islamistica. Peut-être que le rédacteur de ce passage a pris contact avec ces érudits. Le lecteur d’Evangelii gaudium brûle de connaître les savants islamologues catholiques qui (1) sont d’avis que la doctrine du « véritable islam » n’est contenue que dans le Coran (les autres Ecritures n’étant pas mentionnées) ; (2) assurent que le Coran ne contient pas à l’intérieur de lui-même le principe de l’abrogation, ou que, si effectivement l’abrogation existe, les versets abrogeants impliquent une opposition à toute violence éventuellement exprimée dans des versets abrogés.

    Ce document pontifical n’est pas une conversation à bâtons rompus dans un avion avec des journalistes insistants tentant de profiter de la fatigue du Saint Père. C’est un document officiel disponible en dix langues. Le pape y exhorte les hommes d’Eglise et les laïcs catholiques à « éviter d’odieuses généralisations » sur l’islam. Encore faudrait-il que l’exhortation s’appuie sur une présentation fiable de l’islam.

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    1. Les conseillers du pape sembleraient être sur la même longueur d’onde que les propagandistes du « l’islam est une religion de paix ».

      Cette caractérisation stupéfiante est apparue en milieu non-musulman, sauf erreur. Qui plus est chez un chrétien conservateur. C’est le président George W. Bush qui a innové avec la formule « Islam is peace » dans son discours du 14 septembre 2001, après les attentats du 11 septembre. Mais cette phrase a été mise dans sa bouche par son nègre en chef, Michael Gerson, qui est l’auteur du discours en question.

      Gerson, qui, recruté par Karl Rove, le conseiller de Bush, etait à la tête du groupe de plumes (speechwriters) travaillant pour Bush, est un chrétien « evangelical » qui est maintenant chroniqueur au Washington Post, où il continue à s’en prendre aux « islamophobes », et encore tout récemment, le 10 septembre 2015, pour l’anniversaire du 11 septembre.

      Voir par exemple :

      http://shoebat.com/2014/11/22/

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  2. Cher père Michel , c’est avec la plus grande humilité et avec non moins de charité que je vous invite à lire l’article « Les aigles ( déplumés ) de la mort aiment le diable  » du père Hervé BENOIT , votre confrère ou mieux votre frère dans le sacerdoce en JESUS-CHRIST . Cela ne vous fera pas de mal , peut-être même que ce frère vous amènera à la conversion et peut-être comprendreriez-vous que le démon anti-français est « frère siamois » du démon pro-français à moins qu’il ne soit strictement le même qui au gré des incrédules ou impies auxquels il a affaire change de visage. Et puis mon père , depuis que ces évènements malheureux du Vendredi 13 Novembre 2015 sont survenus je ne cesse de penser à cette parole du Maître , parlant des Galiléens massacrés, pour les besoins de ses sacrifices requérant du sang humain , par Pilate :  » croyez-vous que ces Galiléens fussent de plus grands pécheurs que tous les autre Galiléens parce qu’ils ont souffert de la sorte ? Non , Je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez , vous périrez TOUS également  » ( Luc 13 , 1 -5 ).
    Je suis en parfaite communion de pensées avec le père Hervé BENOIT car il a exposé ce que je pense depuis même les évènements de Janvier dernier ( Charlie hebdo ) . Ce que j’ai apprécié par-dessus tout ce qu’il a dit , c’est ce qu’il met en post-scriptum pour aider certainement tous ceux qui seraient possédés du démon pro-français ou pro-occidental à dénoncer ceux qui n’ont pas la même foi qu’eux.

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    1. Vous me faites irrésistiblement penser aux vertus chrétiennes devenues folles de Chesterton. Les bisounours comme vous sont aussi éloignés du christianisme que les sanguinaires.

      Jésus n’a pas chassé les marchands du temple en leur disant que tout était de sa faute, il les a chassés avec un fouet.

      Je vais vous faire une révélation : le christianisme n’est ni un masochisme ni un traité de capitulation ni un appel à à la soumission.

      Puisque je parle de Chesterton, continuons : celui-ci explique que les croisades sont une pierre de touche. Le chrétien qui n’assume pas à la fois le doux Saint François d’Assise et les croisades n’a pas compris ce qu’était le christianisme.

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    1. Ça alors ! On nous avait pourtant bien dit « Islam is peace » (George W. Bush, 14 septembre 2011, après le 11 Septembre donc). Oui, toute personne qui connaît le Coran et la Sunna sait que l’islam est, de par sa doctrine même, une religion de paix. Ce monsieur Bill Warner doit être mal informé.

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  3. Je ne suis pas sûr que ce soit le rôle d’un pasteur de se lancer dans une telle diatribe . Vous me semblez mal placé, Père, pour demander des excuses aux journaux catholiques: s’ils prêchent l’indulgence, vous prêchez la violence. Laissez donc ce soin à d’autres: ils sont légion.Vous dites que vous êtes prêt à justifier vos propos devant vos supérieurs, mais que vous ferez appel de leur décision si elle ne vous convient pas. Attitude classique de prêtres « traditionnels » mais en fait fort individualistes et rétifs à l’obéissance façon 68. N’oubliez pas que vous avez aussi à rendre compte au peuple que vous servez, car vous n’êtes rien sans lui. Et à Dieu.

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    1. Les deux derniers paragraphes du billet, concernant l’islam, me paraissent justes et réalistes, pas du tout excessifs.

      Pour le reste, il n’est pas déraisonnable d’être excédé par les complaisances anciennes et répétées d’une partie du monde catholique (journalistes, intellectuels, hommes d’Eglise), par son aveuglement. Ceux-là aussi doivent rendre compte au peuple.

      Les élites catholiques peuvent manquer de lucidité à un degré élevé (pas plus que les autres, mais souvent pas moins(. Le cardinal Innitzer accueillait Hitler avec ferveur (avant de finir par s’en mordre les doigts). Le père Garrigou-Lagrange (qui était le contraire d’un imbécile) assurait Maritain qu’il serait en état de péché mortel en soutenant de Gaulle contre Pétain. Après la guerre, une partie de l’épiscopat français s’est mis en état de connivence avec le marxisme (« connivence » n’est pas de moi, c’est le mot du cardinal Decourtray, d’où cris d’orfraie des bien-pensants). Ça recommence avec l’islam.

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    2. « Vous prêchez la violence » quel aveuglement ! Combien d’innocents assassinés par ces ordures pour que vous ouvriez enfin les yeux ? Le père Viot ne fait que son devoir, de veiller sur ses ouailles et de leur dire la vérité. Vous êtes diacre ? continuez comme ça, à vider les églises car c’est ce qui semble surtout vous importer…

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  4. Merci, mon père, de ce discours clair qui montre le chemin ! Comme beaucoup de catholiques, je pense, j’éprouvais un certain malaise à ne pas seulement accepter (pour mon pays, pour mes frères autant que pour moi !) le martyre annoncé. À ne pas me placer (comme nos bourreaux) dans la logique de la fin des temps qui demanderait de sortir de l’histoire…

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  5. Bravo mon Père, voila qui est bien dit, en particulier pour ce qui est des autorités religieuses musulmanes de France qui, en raison de leurs positions violant litérallement nos lois et notre constitution, ont de sérieux comptes à rendre à notre république. Il est impératif que l’ensemble de la classe politiques se mobilise, pointe, dénonce, condamne et expurge les points de la doctrine coranique qui ne peuvent coexister avec les valeurs et les lois fondatrices de la France. Les doctrines et idéologies supremacistes, racistes, hégémoniques, belliqueuses, totalitatistes, anti sémites, appelant au génocide des chrétiens et des juifs n’ont pas leur place sur le sol de la France, pas plus que Mein Kampf …

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    1. La prière fondamentale du musulman est la sourate liminaire du Coran (parole divine ipsissimis vernis), la Fatiha. La fin de cette prière appelle la réprobation divine sur deux groupes humains innommés. La quasi-totalité des savants musulmans sont d’accord pour dire qu’il s’agit respectivement des juifs et des chrétiens. Un musulman pieux doit dire ses prières cinq fois par jour (seule une minorité s’acquitte pleinement de ce devoir). Lors de ces prières, il doit réciter la Fatiha 17 fois par jour, sauf le vendredi (15 fois). En une année, il aura maudit 6000 fois les juifs et les chrétiens.

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    2. Il ne s’agit pas de la seule doctrine coranique, et de loin. La doctrine de l’islam est contenue dans le Coran ET dans la Sunna du Prophète (les hadiths et la Sira, la vie de Mahomet, Mahomet étant le « beau modèle »). Il est impossible de connaître la doctrine musulmane en lisant des extraits soigneusement choisis du Coran (ce à quoi se borne une minorité de nos élites, dans le meilleur des cas). Il n’est même pas possible de la connaître en ayant lu tout le Coran. Il est impératif de connaître aussi la Sunna. Et c’est pourquoi la quasi-totalité des politiques, juristes, intellectuels, journalistes, artistes, hommes d’Eglise et autres, lorsqu’ils pérorent sur l’islam, parlent pour ne rien dire. L’ignorance et la jobardise de pas mal de prêtres et d’évêques atteignent des sommets. Ils induisent gravement les catholiques en erreur. Il est du devoir impératif des laïcs de s’opposer publiquement à ces hommes d’Eglise incompétents et donc nuisibles. Même certains prêtres engagés dedans le dialogue avec les musulmans (dont on attend les fruits après un demi-siècle de palabres) se révèlent d’une fiabilité flageolante. Ils désirent tellement croire à ce qui les arrangent qu’ils ressemblent à certains kremlinologues de jadis qui étaient fascinés par le communisme.

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  6. C’est vraiment à juste titre que vous mentionnez le droit de changer de religion.

    Benoît XVI a fait observer qu’on ne naît pas chrétien, on le devient, et que, en revanche, l’idée qu’on naisse d’une religion donnée (il pensait probablement à l’islam) ne pouvait que favoriser l’oppression. Je n’arrive malheureusement pas à retrouver la citation.

    Selon la doctrine de l’islam, tout être humain est naturellement musulman. Le milieu et les circonstances peuvent faire qu’il ne l’est pas, mais alors il est de son devoir de « revenir » à l’islam. Sauf, à la rigueur, pour les « peuples du livre » à être provisoirement tolérés comme communautés inférieures et méprisables, dhimmis assujettis à leurs maîtres musulmans.

    Cette doctrine est tellement importante qu’elle figure la Déclaration des droits de l’homme en islam (Déclaration du Caire), signée par tous les pays musulmans. Voir l’article 10. Cet article signifie qu’il est interdit à un musulman de sortir de l’islam. C’est logique, puisque, en quelque sorte, un non-musulman trahit sa nature humaine.

    On sait que, selon l’application stricte de la charia, l’apostasie est en principe punissable de mort. Dans les pays musulmans les plus rigoristes, c’est assez fréquemment ce qui se passe en effet si les circonstances le permettent. On peut le voir par exemple au Pakistan.

    Quand Chevènement était ministre de l’Intérieur, ses services étaient entrés en discussion avec des représentants des musulmans, et avaient attiré l’attention sur ce problème de l’interdiction de la sortie de l’islam. Lesdits représentants étaient alors montés sur leurs grands chevaux, et le ministère a préféré capituler. Aux représentants des juifs sous Napoléon, il avait été demandé s’ils autorisaient la polygamie. Ceux-ci n’étaient pas très heureux qu’on leur pose cette question, mais avaient répondu sans ambiguïté que la polygamie n’existait plus depuis de nombreux siècles.

    Aux musulmans, il faut oser poser les questions qui fâchent. Personne n’ose.

    On est tellement mou qu’on n’ose même pas rappeler que la Cour européenne des droits de l’homme a déclaré en 2001 et 2003 je crois que la charia n’était pas compatible avec la Convention européenne des droits de l’homme. On préfère mentir et se mentir en proclamant que « l’islam est parfaitement compatible avec les valeurs de la Republique ».

    Parmi les plus incultes et les plus niais : certains hommes d’Eglise.

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