Des pies parmi les autruches !

Parce qu’au Proche-Orient le sang des chrétiens continue à couler, parce qu’il semble aussi qu’on s’engage dans la politique du pire, tant dans les relations israélo-palestiniennes que dans l’acceptation pure et simple de la criminelle migration qui déferle sur l’Europe et qui va forcément aller en s’amplifiant, il faut parler des pies, voleuses et menteuses dans leur attitude, afin de mieux tromper leur monde !

Qui ment ? Ceux qui nous disent que Bachar El Hassad est la cause de la formation de Daech, que ceux qui le combattent sont de grands démocrates épris de liberté, enfants du printemps arabe donc amis de tout bon républicain socialiste et surtout français. Ou ceux qui nous disent que, bien au contraire, monsieur Hassad est le meilleur rempart contre Daech, que parmi ses opposants, il y a depuis le début des membres du Califat qui ne souhaitent le renverser que pour mieux établir la dictature de l’Etat islamique. Les américains et leurs alliés français affirment la première thèse. Les russes la seconde, suivant en cela le jugement des responsables chrétiens du Proche-Orient.

Ceux qui nous jurent et nous font jurer que monsieur Hassad est un tyran sanguinaire, affirmaient que Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive, qu’il fallait soutenir le printemps arabe en Tunisie, en Lybie et en Egypte. Ce dernier pays a eu le bonheur de voir son printemps crépusculaire vite s’achever ! Mais les autres…. ! Nous devons à ces combats « libérateurs de tyrans » les troubles en Afrique et les migrants sur les routes. Mais cela n’est peut-être pas suffisant pour le pillage envisagé par les pies ! Je l’ai déjà écrit et je persiste, derrière tout cela il y a une guerre commerciale sans pitié. L’éclatement de l’Europe ferait un concurrent de moins. Le prix à payer sera toujours moins élevé que les bénéfices prévus avec un partenaire de moins dans le partage des profits. Mais pour jouir de cela il faut être vivant, ce qui n’est garanti pour aucune des pies. Mais l’appât du gain a ses raisons que la raison ignore, ou plus exactement qui sont soigneusement occultées. Qui pourrait dire avec certitude aujourd’hui si « la fabrication » de Ben Laden a eu sur le plan de la haute finance plus d’avantages que d’inconvénients ? Qui ment quand on nous dit que les bombardements russes favorisent Daech, Y aurait-il entre l’armée des opposants à monsieur Hassad et Daech une frontière infranchissable, telle par exemple la frontière française arrêtant le nuage radioactif de Tchernobyl ? Il faudrait demander la réponse à ceux qui récoltèrent des champignons dans le sud-ouest de la France à cette époque, et qui paraît-il ne sont pas en bonne santé ! Quant aux dangers dans l’espace aérien, cela relève d’Ubu roi ! Car s’il y a bien un point sur lequel des états peuvent se mettre d’accord, s’ils ne sont pas en guerre l’un contre l’autre, c’est d’éviter la perte de matériels couteux pour le contribuables, surtout par les temps qui courent, et ces états concernés en ont les moyens.

Tout se passe donc comme si, je dis bien comme si, certains voulaient ménager le Califat.

Pareille attitude fait perdre un temps précieux. Cette dictature sanglante (et là on est sûr que c’en est une) peut continuer ses exactions, qui comportent aussi des vols et des trafics en tout genre. Mais entre pies, on s’entend ! Les migrants vont augmenter en nombre et vont forcément vouloir s’installer définitivement là où ils seront accueillis. Et à ce propos, il faut que ceux qui les accueillent ne se transforment pas en autruches ! Malgré toute la bonne volonté et la charité, il est à craindre des phénomènes de rejets brutaux. La classe politique est trop disqualifiée en France pour expliquer quoi que ce soit. Quant à l’Eglise catholique, je dirai que trop de gens, divers et variés, ont fait tout ce qu’il fallait pour discréditer la voix de ses chefs naturels, pour qu’on soit sur de la force de son audience ! Le Pape est heureusement écouté comme un certain nombre d’évêques, mais sera-ce suffisant en cas de crise grave en France ?

Car on ne peut plus exclure aujourd’hui cette sombre perspective. Le régime est usé et craque de partout ! On songe encore à y apporter quelques modifications telles des rustines sur une vieille chambre à air. Une petite dose de proportionnelle, un septennat non renouvelable. Le costume du Prince n’est plus taillé aux mesures de ses devoirs mais aux limites de la médiocrité ambiante. « Encore un petit moment monsieur le bourreau » disait la pauvre Comtesse du Barry avant qu’on ne lui coupe la tête. Oui, mettez nous un peu de proportionnelle et un septennat non renouvelable et le nombre de chômeurs va diminuer, il y aura la reprise, les condamnés qui ont fait appel ne seront plus libérés parce qu’on n’aura pas le temps de les juger, la dette va baisser etc…. On rirait si ce n’était en fait effroyablement triste. Une consolation et peut-être un espoir.

La consolation : jamais la formule électorale de notre actuel président n’a été autant d’une actualité aussi brûlante « le changement c’est maintenant » !

L’espoir ! Si dès à présent ceux qui se gargarisent tant de principes démocratiques et de représentation de la volonté du peuple modifiaient la loi électorale sur un seul point : comptabiliser les bulletins blancs, en les distinguant soigneusement des nuls, nous saurions dès à présent ou se situerait la majorité ! On pourrait ainsi mettre fin au règne des pies et des autruches, certaines figures de proue ou de gargouilles de cathédrales de démagogie auraient le temps de faire leurs cartons ! Et l’on pourrait commencer à espérer.

Au moment où j’achève ce texte, je reçois le journal l’Homme Nouveau où je lis l’excellent article du professeur Joël Hautebert intitulé « L’effondrement intellectuel au coeur de la crise des migrant ». Ce texte explique l’emploi que j’ai fait de l’adjectif « criminelle » à propos de la migration ! Notre auteur commente plusieurs passages du « De officiis » de Ciceron. Je conseille de lire attentivement tout l’article, et pour y inciter je ne cite que cette phrase de ce grand sage romain : « On n’est pas libéral quand on est injuste… Ceux qui veulent montrer plus de bonté que ne le souffre leur avoir, commettent une faute d’abord en ceci, qu’ils portent préjudice à leurs proches : ils font passer en effet à des étrangers, des ressources qu’il serait plus équitable de laisser en jouissance et en héritage aux leurs. »

En clair, si tant est qu’il faille clarifier, des parents qui donneraient, au delà des biens de première nécessité, aux dépens de leurs propres enfants, pècheraient contre le droit naturel, au même titre que des gouvernants qui agiraient de même aux dépens des citoyens dont ils ont la responsabilité !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s