Réponse à l’association « Libre Pensée »

« Tantum religio potuit suadere malorum ». Rassurez-vous, je ne me prends pas pour le Pape en prétendant écrire une encyclique ! Je ne fais que citer un vers latin du poète Lucrèce dont voici la traduction : « Combien la religion suscita de malheurs » ! Ce poète, mort sans doute vers 53 av JC, était disciple d’Epicure et, sans nier l’existence des dieux, il refusait absolument l’idée que ceux ci pussent s’intéresser aux hommes ! D’où logiquement il déduisait la vanité et la « folie » de toute religion, et prenant l’exemple du sacrifice d’Iphigenie qu’il relate en des vers magnifiques – un père qui fait égorger sa fille pour obtenir des dieux un vent favorable – il conclut par le vers que j’ai cité ! (De rerum natura : de la nature des choses I 91-125, éd GF Flammarion, p. 57-59). Pensée philosophique que je n’approuve pas, bien sûr, mais logique et structurée ! Appelant d’autant plus à la réflexion qu’elle est exprimée dans des vers magnifiques, que seule la connaissance du latin permet d’apprécier ! Comme quoi cette langue ne sert pas qu’à chanter la messe ! Comme quoi aussi les membres de la congrégation de la Morne Pensée qui se dit « libre » n’a rien inventé dans la haine de la religion, sinon le mode d’expression qui lui est propre, si j’ose dire : la médiocrité !Alors pourquoi lui donner une importance qu’elle n’a pas en elle-même en lui répondant ? Tout simplement parce que notre époque est placée sous le signe du lapinisme en médiocrité, en ce sens que ceux qui appartiennent à cette espèce se reproduisent à grande vitesse dans toutes les classes de la société ! Je leur conseillerai volontiers la contraception, mais ils n’écouteraient pas un prêtre catholique !

Pour montrer la nocivité de cette association, mouche du coche d’une espèce sauvegardée par des puissances autrement bien plus inquiétantes qu’elle – et c’est là le vrai danger – je vais me contenter de traduire l’article 2 de son règlement concernant son attitude vis a vis des religions ! Au risque de lasser en me répétant, mais la répétition fait partie de l’enseignement, je remplacerai à chaque fois dans le texte le mot religion par : religion juive, religion chrétienne, et religion musulmane ! Chacun verra de quelle manière il est concerné ! Et aussi, s’il est plus dangereux pour la paix publique de laisser des statues de Saint Jean Paul II ou de la Vierge Marie dans des squares que de supporter dans notre République une association qui a des règlements incitant à la discrimination entre citoyens à cause de leur appartenance religieuse ! Et comment ne pas sentir derrière ce mépris exacerbé autant que fruste un sourd appel à la haine entre humains, bien loin de la poésie philosophique de Lucrèce et si proche d’Hebert et des « enragés » de la grande Terreur de 1793-1794 !


Déclaration de principe : La Libre Pensée se réclame de la raison et de la science. Elle n’est pas un parti ; elle est indépendante de tous les partis. Elle n’est pas une Eglise ; elle n’apporte aucun dogme. Elle vise à développer chez tous les hommes, l’esprit de libre examen et de tolérance.

Elle regarde la religion juive comme le pire obstacle à l’émancipation de la pensée ; elle la juge erronée dans ses principes et néfaste dans son action. Elle lui reproche de diviser les hommes et de les détourner de leurs buts terrestres en développant dans leur esprit la superstition et la peur de l’au-delà, de dégénérer en cléricalisme, fanatisme, impérialisme et mercantilisme, d’aider les puissances de réaction à maintenir les masses dans l’ignorance et la servitude. Dans sa prétendue adaptation aux idées de liberté, de progrès, de science, de justice sociale et de paix, la Libre Pensée dénonce une nouvelle tentative, aussi perfide qu’habile, pour rétablir sa domination sur les esprits.

Estimant que l’émancipation de l’homme doit être poursuivie dans tous les domaines, la Libre Pensée réaffirme sa volonté de combattre également aux côtés de tous les hommes et associations qui s’inspirent des mêmes principes ; toutes les idées, forces ou institutions qui tendent à amoindrir, asservir ou pervertir les individus ; sa volonté de défendre la paix, les libertés, les Droits de l’Homme, la Laïcité de l’Ecole et de l’Etat.

Estimant que toute croyance est justiciable de la libre critique, elle entend n’imposer ni se laisser imposer aucune limite dans l’utilisation du libre examen comme méthode de la pensée libre.

A ses adhérents, fraternellement unis dans l’action commune, elle propose la méthode la plus efficace de perfectionnement individuel et de rénovation collective.

Elle adjure tous les hommes de progrès, oublieux de leurs vaines querelles, de se grouper dans son sein pour travailler à l’avènement d’une morale rationnelle de bonheur, de dignité humaine et de justice sociale.


Déclaration de principe : La Libre Pensée se réclame de la raison et de la science. Elle n’est pas un parti ; elle est indépendante de tous les partis. Elle n’est pas une Eglise ; elle n’apporte aucun dogme. Elle vise à développer chez tous les hommes, l’esprit de libre examen et de tolérance.

Elle regarde la religion chrétienne comme le pire obstacle à l’émancipation de la pensée ; elle la juge erronée dans ses principes et néfaste dans son action. Elle lui reproche de diviser les hommes et de les détourner de leurs buts terrestres en développant dans leur esprit la superstition et la peur de l’au-delà, de dégénérer en cléricalisme, fanatisme, impérialisme et mercantilisme, d’aider les puissances de réaction à maintenir les masses dans l’ignorance et la servitude. Dans sa prétendue adaptation aux idées de liberté, de progrès, de science, de justice sociale et de paix, la Libre Pensée dénonce une nouvelle tentative, aussi perfide qu’habile, pour rétablir sa domination sur les esprits.

Estimant que l’émancipation de l’homme doit être poursuivie dans tous les domaines, la Libre Pensée réaffirme sa volonté de combattre également aux côtés de tous les hommes et associations qui s’inspirent des mêmes principes ; toutes les idées, forces ou institutions qui tendent à amoindrir, asservir ou pervertir les individus ; sa volonté de défendre la paix, les libertés, les Droits de l’Homme, la Laïcité de l’Ecole et de l’Etat.

Estimant que toute croyance est justiciable de la libre critique, elle entend n’imposer ni se laisser imposer aucune limite dans l’utilisation du libre examen comme méthode de la pensée libre.

A ses adhérents, fraternellement unis dans l’action commune, elle propose la méthode la plus efficace de perfectionnement individuel et de rénovation collective.

Elle adjure tous les hommes de progrès, oublieux de leurs vaines querelles, de se grouper dans son sein pour travailler à l’avènement d’une morale rationnelle de bonheur, de dignité humaine et de justice sociale. 


Déclaration de principe : La Libre Pensée se réclame de la raison et de la science. Elle n’est pas un parti ; elle est indépendante de tous les partis. Elle n’est pas une Eglise ; elle n’apporte aucun dogme. Elle vise à développer chez tous les hommes, l’esprit de libre examen et de tolérance.

Elle regarde la religion musulmane comme le pire obstacle à l’émancipation de la pensée ; elle la juge erronée dans ses principes et néfaste dans son action. Elle lui reproche de diviser les hommes et de les détourner de leurs buts terrestres en développant dans leur esprit la superstition et la peur de l’au-delà, de dégénérer en cléricalisme, fanatisme, impérialisme et mercantilisme, d’aider les puissances de réaction à maintenir les masses dans l’ignorance et la servitude. Dans sa prétendue adaptation aux idées de liberté, de progrès, de science, de justice sociale et de paix, la Libre Pensée dénonce une nouvelle tentative, aussi perfide qu’habile, pour rétablir sa domination sur les esprits.

Estimant que l’émancipation de l’homme doit être poursuivie dans tous les domaines, la Libre Pensée réaffirme sa volonté de combattre également aux côtés de tous les hommes et associations qui s’inspirent des mêmes principes ; toutes les idées, forces ou institutions qui tendent à amoindrir, asservir ou pervertir les individus ; sa volonté de défendre la paix, les libertés, les Droits de l’Homme, la Laïcité de l’Ecole et de l’Etat.

Estimant que toute croyance est justiciable de la libre critique, elle entend n’imposer ni se laisser imposer aucune limite dans l’utilisation du libre examen comme méthode de la pensée libre.

A ses adhérents, fraternellement unis dans l’action commune, elle propose la méthode la plus efficace de perfectionnement individuel et de rénovation collective.

Elle adjure tous les hommes de progrès, oublieux de leurs vaines querelles, de se grouper dans son sein pour travailler à l’avènement d’une morale rationnelle de bonheur, de dignité humaine et de justice sociale.


Dernière minute

Prions Dieu pour que le Président de la République, ceux qui nous gouvernent, ainsi que les autres chefs d’Etats concernés, traitent avec moins de « naïveté » et de négligence le problème islamique que le problème grec ! Parmi les révolutionnaires de 1789, les maîtres à penser de nos dirigeants français, Marat demandait 500000 têtes à la tribune de la Convention ! Combien leur en faudra-t’il pour qu’ils comprennent…eux et d’autres !

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Un commentaire

  1. Merci pour votre message. J’ignorais, je le confesse, l’anti-israëlisme de La libre pensée…
    Intéressante analyse, merci. Philippe Verrier

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