Parole de la semaine – Fête de la Sainte Famille

Comme le disait le Pape François au Consistoire des cardinaux le 20 février 2014, pour préparer le synode sur la famille commençant ce dernier mois d’octobre 2014 : « la famille est aujourd’hui méprisée et maltraitée ! »
Aussi la Fête de ce jour ne concerne- t’elle pas que les chrétiens, mais tous les hommes soucieux du respect de l’être humain et de l’équilibre social ! L’Evangile de ce jour (Luc 2 v 22-40) nous présente la famille de Jésus comme faisant partie des premiers signes de la Rédemption et comme modèle de la transmission de valeurs fondamentales. Un extrait de cette homélie :

« Enfin le christianisme a sacralisé la famille tout comme le judaïsme, en début de vie par la circoncision des petits enfants et l’Eglise par leur baptême, et la bénédiction du mariage d’un homme et d’une femme qu’on l’appelle ou non un sacrement. Cela dit, en en faisant un sacrement, l’Eglise Catholique l’a hissé au degré le plus haut, tirant en fait les conclusions de ce que saint Paul avait affirmé en comparant l’union des époux à celle du Christ et de l’Eglise (Ephésiens 5, 21-32) qui n’est qu’une adaptation de l’alliance vétérotestamentaire entre Dieu et son peuple décrite comme union conjugale.

Cette conception judéo-chrétienne de la famille qu’on retrouve aussi dans d’autres civilisations, jusqu’à présent était considérée par les milieux scientifiques spécialisés comme utile et bénéfique pour l’être humain et la société, qu’on se réfère ou non à Dieu.

Or depuis un moment nous entendons de la part d’une minorité agissante, mais de tous côtés, des propos étranges comme « la famille est une construction sociale créée par les hommes pour dominer les femmes » (Roseline Bachelot, janvier 2013) ou encore « revendiquer l’égalité de tous les individus quels que soient leur sexe et leur orientation sexuelle c’est déconstruire la complémentarité des sexes et donc reconstruire de nouveaux fondements républicains ». Il s’agit donc de déconstruire la complémentarité des sexes pour transformer en profondeur la société (Réjane Sénac, chercheur au CNRS affectée au centre de recherche politique de Sciences po et enseignant à la Sorbonne dans un rapport SUNIPP p.24 et 25). Et il y a pire encore dans ces délires.

C’est à un changement de société très grave auquel on veut parvenir en supprimant la famille, et ce quel que soit le prix à payer, ayant été aumônier de prison pendant dix ans je sais ce que signifie une famille déficiente. Il y a aussi d’autres raisons plus obscures mais parfaitement cohérentes dans leur but destructeur et dans leurs cibles visées. Je ne parlerai ici que de la cible religieuse. On (toujours une minorité) veut éradiquer le christianisme et principalement le catholicisme de France et d’Europe. Supprimer la famille traditionnelle en est un des meilleurs moyens. Nous avons vu au travers de Marie et de Joseph que celle-ci était gardienne des rites religieux et de leur transmission. L’accélération de la déchristianisation en France et en Europe à partir des années 60, avec le point culminant en mai 68, est due justement à la démission forcée des familles et à la crise d’autorité qui s’en est suivie. Poursuivons alors notre texte. A qui Siméon prophétise-t-il ? A Marie la mère de Jésus qui, dans l’Evangile de l’enfance selon saint Luc, joue le premier rôle alors que chez saint Matthieu c’est Joseph. On peut donc dire sans faire de démagogie qu’il y a « parité » dans le Nouveau Testament pour les deux évangélistes qui nous parlent des parents de Jésus !

La parole prophétique de Siméon, compte tenu de la manière dont Luc a présenté son dessein et les promesses dont il avait été l’objet, confirme aux parents, et là il s’agit du père et de la mère, que tous les signes miraculeux qui ont accompagné la naissance de leur fils ne sont pas fortuits. Il le désigne clairement comme Messie. Dieu par Siméon veut donc se servir des parents pour qu’ils contribuent à l’éducation de Jésus en tenant compte de cette annonce. Alors que c’est inutile puisque l’enfant est lui-même parole-sagesse de Dieu incarné. Mais Dieu veut que son fils construise une véritable humanité, il utilise donc les parents pour cette construction, et quelle construction, alors qu’il n’en avait pas réellement besoin ! »

(Extrait du livre « A l’écoute de la Bible, homélies Dimanches et fêtes – Année B », Artège 2014)

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