Transgresser pour gouverner !

Telle semble bien être la méthode de ce gouvernement pour montrer qu’il existe et tient tout de même quelques promesses que son chef fit pendant sa campagne.

L’actuel président de la République à défaut d’incarner « le changement c’est maintenant », améliorant ainsi la vie économique du pays, diminuant le nombre de chômeurs et de pauvres, réduisant les inégalités, sera le président d’un considérable changement : l’accélération du mépris de la vie humaine dans ce qu’elle a de plus sacré !

On a commencé avec la famille, à laquelle le mariage pour tous porte atteinte, on s’en rendra vite compte au travers du malheur de certains enfants.

A peu près dans le même temps (été 2013) la loi autorisait la recherche sur les embryons et un an plus tard libéralisait encore l’avortement, allant jusqu’à « fêter » l’anniversaire de la loi de madame Veil en osant parler de droit à l’avortement, ce qu’elle n’a jamais dit. Qu’on relise son discours à l’assemblée de ce mois de novembre 1974 ! On aura ainsi une petite idée de ce qui se passe quand on légifère pour permettre ce que la loi naturelle condamne. La porte entrouverte, en 1974, sur l’homicide volontaire est aujourd’hui ouverte à deux battants sur l’assassinat avec préméditation ; cela va des embryons « chosifiés » aux foetus viables, fruits d’avortements « retardés », pratique qui à juste titre fait parler d’infanticides néonatals. Cela n’est certes guère préconisé par la loi française, mais comme cela existe aux Etats Unis et en Angleterre, et qu’en France, nos dirigeants parlent de droit à l’avortement, nul doute que ces pratiques seront exportées. Qu’est-ce qu’un avortement à 24 semaines sinon un assassinat avec préméditation et actes de barbarie ! L’injection létale foeticide ne réussit pas toujours, 13% d’échecs selon une étude anglaise, l’enfant nait viable et étouffe, quand il n’est pas démembré vivant avec des pinces par le gynécologue accoucheur qui le fait sortir ainsi par morceaux ! La femme a ainsi ses droits que la raison ignore. Il suffit d’ailleurs de voir quel type de femmes revendique ce genre de choses.

Maintenant, pour resserrer ses liens avec les radicaux de gauche, c’est du moins ce qu’on laisse paraître, on se propose « d’améliorer » la loi Léonetti de 2005.

Certes cette loi n’est pas parfaite et comporte selon certains des ambiguïtés ! Il y en aura toujours dans un texte législatif qui touche à ces problèmes. Cela dit cette loi a le mérite de permettre d’éviter l’acharnement thérapeutique et l’euthanasie, même si elle n’est pas convenablement appliquée, en matière d’acharnement thérapeutique surtout. J’ai vu un certain nombre de médecins ne pas indiquer comme il le fallait les soins palliatifs à leurs patients, les uns par « excès de catholicisme », les autres pour promouvoir l’euthanasie.

Ses alliances « objectives » et contre nature ont aujourd’hui à leur secours le double langage. On peut décliner beaucoup de pratiques autour de ce qu’on appelle pudiquement la sédation anti douleur. L’injection à dose massive et d’un seul coup de produits anti douleurs et anesthésiants est un acte d’euthanasie. Le produit lui même n’est pas mortel certes, mais la dose l’est ! Et ce ne sont plus des soins palliatifs, car il n’y a plus de paliers ! Permettre cela est permettre d’assassiner.

On objectera alors la fin de vie et ses conditions quelquefois horribles. Mais une bonne application de la loi Léonetti permettrait d’éviter d’en arriver là. Et surtout d’avoir à légiférer pour qualifier une fin de vie intolérable justifiant une mise à mort immédiate. Voyez par exemple comment s’est élargi le champ d’action de la loi sur l’avortement.

Faut-il faire un gros effort pour penser alors aux vieillards gênants, pour cause de gâtisme, d’héritages, d’Alzheimer, ou autre maladie mentale (et pour ce dernier cas il me semble qu’Hitler avait eu plus que des idées !) ?

Tout cela bien sûr réduirait le déficit de la sécurité sociale, moins de prix de journées d’hôpitaux à payer, moins de retraites à verser etc… Solution après tout socialiste à la faiblesse humaine et nationale parce que permettant à une majorité de vivre mieux… pour un temps !

Car la culture de mort est une tache d’huile, elle s’étend, elle entraîne, tout comme les charrettes qui emmenaient les condamnés à la guillotine pendant la révolution, ne faisaient que précéder celles de leurs juges. Danton, en passant devant la maison ou logeait Robespierre avait crié de sa charrette : « Robespierre, je t’entraîne! »

Beaucoup de voitures (modernité oblige) passent devant l’Elysée et le ministère de la justice, sans parler de l’assemblée nationale et du sénat…!

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